Dire de Jésus qu’il est possédé ! ( Marc 3,22-30. ) C’est un peu le comble ; tout ce qui émane de Jésus, tout ce qu’on ressent de pur et de saint à son contact, toute la force de sa parole qui touche et bouleverse ! et affirmer pourtant avec vigueur qu’il est possédé ! C’est vraiment le comble. Quand l’homme ferme son cœur, il se fourvoie horriblement.


Cette tentation n’est pas que de l’histoire ancienne. Aujourd’hui encore, il existe des idéologies qui portent à soupçonner Dieu. On soupçonne facilement l’Eglise de Dieu sous l’influence d’une espèce d’intellectualisme. On a envie de se créer une manière d’être chrétien à notre goût et selon nos vues humaines. On relativise l’importance de l’Eglise, l’importance de la messe, l’importance des sacrements, la vérité de l’amour… Le règne du mal veut exercer son influence sur l’intelligence même de l’homme. Jésus en appelle au discernement : « Comment Satan peut-il expulser Satan ? … Tout sera pardonné aux enfants des hommes : leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés. Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais le pardon. »

Veillons à ne pas nous laisser porter par toute sorte de doctrines tendancieuses. L’humilité pour reconnaitre avec le cœur l’amour, la vérité, le beau et le bien, voilà le propre de l’intelligence qui met en adéquation la pensée avec le réel. On a parfois, sinon souvent, besoin du Petit Prince d’Antoine de Saint Exupéry pour nous rappeler qu’on voit mieux avec le cœur. Ne fermons donc pas notre cœur ; le cœur de l’homme s’il est ouvert sait ressentir avec certitude la présence de son Dieu.

Père Paul Amaglo

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