La confiance en Dieu seul !

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Bien-aimés dans le Seigneur, les textes d’aujourd’hui nous invitent à placer notre confiance en Dieu seul.
Dans la parabole de « Lazare et le riche » Jésus nous parle de l’abîme qui dans le monde entier comme dans l’au-delà sépare les riches des miséreux. La même situation existe toujours.
Dans un premier sens, il y a toujours des nantis, des gens qui, d’un côté, dépensent de manière scandaleuse et de l’autre côté, des pauvres gens qui n’ont pas le nécessaire pour vivre humainement, pas même d’eau potable à boire tandis qu’au même moment d’autres se douchent et lavent leurs voitures avec. Face à cette situation, même si parfois, nos actions sont limitées compte tenu de certains paramètres non définis, Jésus nous demande, tout de même, de ne pas nous y habituer. Il nous faut ouvrir les yeux sur les inégalités sociales. Le carême n’est-il pas le moment favorable durant lequel nous faisons cette campagne mondiale contre la faim sinon pour le développement ? On ne peut pas dire que la richesse soit un mal en soi, pour Jésus ; mais elle porte en elle-même deux risques tragiques desquels nous devons nous méfier :

-La richesse risque de « fermer le cœur à Dieu ». On se contente du bonheur de cette vie. On oublie la vie éternelle, on oublie l’essentiel
-La richesse risque de « fermer le cœur aux autres ». On ne voit plus le pauvre qui est couché devant notre porte.
Dans un deuxième sens, à l’écoute de cette parabole, bien souvent, nous allons vite en besogne en condamnant du coup toutes les personnes de conditions aisées, alors qu’en fait, cet abîme n’est rien d’autre que le manque de sensibilité vis-à-vis de son frère. Certes, les riches donnent souvent l’impression de mettre toute leur confiance en l’humain, tout miser sur la richesse, le plaisir, le terrestre. Mais, par contraste avec certains riches, force est de constater que bon nombre de pauvres aussi sont souvent attachés aux objets de leur vie : jouir, consommer, profiter ; or c’est précisément ce que le Christ réprouve. Dans les foyers, dans les autocars, dans les maisons, en communautés comme en chemin, nous manquons souvent d’entraide entre nous. Ce n’est pas bon, ce n’est pas chrétien.
Riches comme pauvres, nos égoïsmes, nos désinvoltures, nos irréligions, notre fermeture de cœur…finissent par nous rendre « incapables de lire les signes de Dieu ». À ce stade, au lieu d’être attentives à la Parole de Dieu et fidèle aux sacrements de l’Eglise, nous réclamons plutôt des signes, ce qui n’est qu’un faux prétexte…
Pussions-nous nous construire dans nos relations avec les autres et non avec les choses éphémères de ce monde.

Père Jules GNININGAN (Vicaire à Bolumodzi)

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