Le péché va contre Dieu qui est vérité et sainteté

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« Mon fils que voici était mort et il est revenu à la vie, il était
perdu et il est retrouvé.’ Et ils commencèrent à faire la fête. » Lc
15, 24
Bien-aimés dans le Seigneur, les textes d’aujourd’hui nous
garantissent la miséricorde de Dieu et nous invitent donc à la
conversion vraie et sincère.
Dans la parabole de l’enfant prodigue, il y a trois personnages : le
père représente Dieu ; le fils aîné, les Pharisiens et les maîtres de
la loi. Mais qui est le fils cadet ? Bien-sûr, tout pécheur
s’identifie à ce fils cadet.
Le fils cadet va donc chercher à vivre sa vie, loin des obligations
extérieures ; il jette par-dessus bord tout l’héritage religieux qui
était sa vraie richesse et qu’il n’a pas su apprécier.
Ce sont les épreuves qui le rappellent à la réalité comme le dit si
bien une maxime populaire « Si tu ne sais pas où tu vas, rappelle-toi
du moins d’où tu viens ». Malheureusement qu’aujourd’hui, plusieurs
personnes n’arrivent même pas à rétrograder, à cause de la peur, de la
honte… L’enfant prodigue a besoin de Dieu, et c’est alors qu’il
découvre que le Père l’a devancé. Le Père le relève, lui révèle sa
propre dignité, et toute la famille fête son entrée dans le monde où
l’on est vrai. On a oublié jusqu’à l’héritage dispersé, il n’a plus
d’importance maintenant que le Père s’est fait tout pour tous.
Nos fautes ne surprennent pas Dieu, puisqu’en nous créant libres il a
accepté le risque de notre chute. Dieu est avec nous dans nos
expériences du bien et du mal jusqu’à ce qu’il puisse nous appeler ses
enfants, grâce à son Fils unique, Jésus. Remarquons cette phrase
merveilleuse : J’ai péché contre le Ciel et devant toi. Chers frères
et sœurs, évitons d’accuser d’autres personnes quand nous-même nous
sommes dans l’erreur. Le péché va contre Dieu qui est vérité et
sainteté. Mais Dieu est aussi le Père tout préoccupé de son fils ; le
fils a péché devant celui qui tire le bien du mal.
Tel est Dieu notre Père, qui nous crée jour après jour sans que nous
nous en rendions compte, alors que nous suivons nos propres chemins ;
le Dieu qui recherche des pécheurs pour les combler de ses richesses.
Mais le fils aîné, l’homme qui n’a pas le sens de la faute, n’a rien
compris à tout cela. Il sert dans l’espoir d’être récompensé, ou du
moins, d’être considéré comme supérieur aux autres. C’est pourquoi il
est incapable d’accueillir les pécheurs ou de participer à la fête du
Christ, parce qu’en réalité il ne sait pas aimer.
Daigne Dieu nous accorder la grâce de la vraie conversion en même
temps que celle du pardon.

Père Jules GNININGAN (Vicaire à Bolumodzi)

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