Quel que soit votre travail, faites-le de bon cœur, pour le Seigneur et non pour plaire à des hommes.

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C’est d’une heureuse providence que l’Eglise, un jour dans l’année, nous offre l’occasion de méditer sur un élément fondamental de la vie de l’homme et de toute société : le travail. Et pour nous introduire pleinement dans la méditation et la célébration de cette journée, c’est le visage et la vie de saint Joseph qui nous sont proposés. Joseph l’homme juste, Joseph père nourricier du Fils de Dieu, Joseph époux de Marie et protecteur de la Sainte Famille. Mais Joseph, c’est aussi l’humble charpentier de Nazareth, celui qui a su travailler toute sa vie de ses mains, tout en entrant dans le plan de Dieu. En voulant donner une dimension chrétienne à cette journée du 1er mai, chère à tous les travailleurs du monde, le Pape Pie XII la plaça donc sous le patronage de Saint Joseph Travailleur en 1955. Non seulement Joseph a été un travailleur, mais il est le modèle du travailleur chrétien, lui qui, des années durant, travailla pour Jésus et dans l’intimité quotidienne de Jésus. D’où lui viennent cette sagesse et ses miracles ? N’est-il pas le Fils du charpentier ? S’étonnèrent les auditeurs de Jésus dans la synagogue en découvrant sa manière d’enseigner. Cf. Mt 13, 54-55.

Pour le chrétien, l’atelier de Joseph projette une lumière nouvelle sur la dignité du travail. Celui-ci ne lui offre pas seulement comme aux autres hommes, le moyen de perfectionner la nature et de servir la communauté de ses frères. Il lui permet encore de communier intimement à la condition du Fils de Dieu fait homme, et il l’invite à unir aux souffrances du Christ, celles qui sont inhérentes à son labeur. C’est ainsi que le travail devient une approche de Dieu, une continuité de l’œuvre de la création jadis inaugurée par le Créateur. Le travail ne peut jamais être considéré comme une malédiction ou une punition venant de Dieu. Le Concile Vatican II le précise bien : l’homme en effet créé à l’image de Dieu, a reçu l’ordre de soumettre la terre et tout ce qu’elle contient, de gouverner l’univers avec sainteté et justice. En reconnaissant Dieu comme le créateur de toutes choses, il doit rapporter à Lui son être et l’univers entier, afin que, par la soumission de toutes choses à l’homme, le nom de Dieu soit glorifié par toute la terre. Gaudium et Spes.

Nous comprenons donc ces recommandations précieuses de saint Paul aux Colossiens : tout ce que vous dites, tout ce que vous faites que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus Christ…. quel que soit votre travail, faites le de bon cœur, pour le Seigneur et non pour plaire à des hommes, vous savez qu’en retour le Seigneur, fera de vous ses héritiers. Le Maître c’est le Christ vous êtes à son service. Col 3, 14-24. Il y a une manière chrétienne de travailler au cœur de la cité. Il y a des attitudes catholiques à afficher sur nos lieux de services ou de marché. Saint Joseph peut nous aider à cultiver ces attitudes : l’humilité, l’honnêteté, la transparence, la piété qui se traduit dans l’amour du travail bien fait pour la gloire du Créateur et les besoins des hommes. Que nos pensées se tournent vers tous nos frères et sœurs qui luttent par leur travail pour construire notre monde. Mais souvenons-nous aussi de ceux et celles qui cherchent désespérément un métier. Que la prière du psalmiste monte de nos cœurs en ce début du mois de Mai, mois de Marie, humble servante du Seigneur :

Apprends-nous la vraie mesure de nos jours, que nos cœurs pénètrent la sagesse, consolide pour nous l’ouvrage de nos mains. Oui Seigneur, consolide l’ouvrage de nos mains. Amen.

Frère Édouard-Aimé NOUCHET, Franciscain Formateur Fraternité d’Adidogome

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