Seigneur, faites que je n’y aille plus

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« Quand le Défenseur viendra, il établira la culpabilité du monde en matière de…jugement, puisque déjà le prince de ce monde est jugé ». Oui, bien-aimés, notre accusateur est déjà rejeté, jugé. Son sort est scellé et classé. Il sait qu’il n’y a plus aucun recours à son jugement et qu’il a très peu de temps. Alors, le pervers, il se défonce, il se décarcasse pour ne pas s’enliser seul dans le jugement. Regardez comme il tient enchaîné le siècle présent ! Une effarante multitude en esclavage ! Si vous voulez faire passer une idéologie en faisant le maximum d’adeptes, vous n’avez qu’à fonder une école…comme l’école des Blancs qui a conquis le monde.

Le prince de ce monde a bien compris le jeu. Il a lui aussi fondé une école qui a pour dénomination : « Les émules du mensonge », où l’on apprend à rivaliser d’adresse dans le péché. Malheureusement il semble bien que tout homme ait une fois au moins fréquenté cette école – à côté des étudiants de tous les jours. Mais vous pouvez choisir aujourd’hui même de ne plus y aller, comme notre bon geôlier de la première lecture qui a osé se laisser toucher par la Bonne Nouvelle du Salut, osé libérer les prisonniers, osé recevoir le baptême, osé s’inscrire à une nouvelle école : celle de l’Esprit Saint, un nouvel Enseignant éminent et de classe exceptionnelle. Comme ce geôlier, vous pouvez donc choisir, vous aussi, de ne plus aller à l’école du prince de ce monde : l’école du sexe, du pouvoir, du vain savoir, de l’avoir, l’école de la méchanceté, de la haine, du refus de pardonner etc.

Vous pouvez choisir aujourd’hui même de déserter cette école. Faites donc cette « Prière d’un petit enfant nègre » de Guy Tirolien qui, lui, ne voulait plus aller à l’école des Blancs : « Seigneur, je suis très fatigué. Je suis né fatigué. Et j’ai beaucoup marché depuis le chant du coq. Et le morne est bien haut qui mène à SON école (l’école du prince de ce monde). Seigneur je ne veux plus aller à SON école. Faites, je vous en prie, que je n’y aille plus, amen! »

Père Christian Dzifa AZAN

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