Votre peine se changera en joie

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« Le héros, dans le sens déterminé par l’usage, est un homme ferme dans les difficultés, intrépide dans les périls, et vaillant dans les combats », écrivait Pigault-Lebrun in La folie espagnole en 1799

Bien-aimés du Seigneur, on n’adhère pas à la foi chrétienne comme on va à un bal de jeunes gens. On n’y danse pas. On maintient son visage dur et imperturbable jusqu’à la fin du parcours. « Amen, amen, je vous le dis: vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira… » Lorsque le Seigneur adressait ses mots à ses disciples, ceux-ci avaient certainement conscience des difficultés qui les attendaient. Mais peut-être pensaient-ils que ces difficultés seraient abrégées avec le don effectif du Défenseur que le Maître leur avait promis. Mais non, « la vie est un combat et le monde est notre arène ». C’est donc tout leur parcours ici-bas, leur parcours d’envoyés (apôtres), de pionniers, de chrétiens qui sera constamment éprouvé : un parcours de combattant !

Oui, bien-aimés, ce monde pervers est l’arène des chrétiens. Nous nous y battons parce que le monde nous hait, il nous méprise, il nous persécute car nous agaçons. Nous agaçons comme Paul dont les détracteurs disaient à Corinthe : »La manière dont cet individu incite les gens à adorer Dieu est contraire à la loi ». Nous agaçons car nous refusons d’acheter les articles en vente dans les boutiques bien achalandées de la foire aux vanités de ce bas-monde. Nous agaçons car nous abhorrons avec énergie les joies futiles de ce monde. Nous agaçons car nous vivons d’espérance, une espérance qui fait peur. Lorsque nous savons réellement tout ceci et que nous le vivons, nous pleurons, nous nous lamentons mais nous restons debout. S’il nous arrive de fléchir les genoux, nous nous relevons vite. Nous recevons des coups – c’est la loi de la mêlée – mais nous en donnons autant et davantage. Le plus dur, nous sommes malmenés par nos propres penchants mauvais (voilà nos plus farouches ennemis), mais nous ne renonçons pas. Nous perdons parfois certaines batailles, mais nous ne capitulons pas. Nous sommes quelquefois faits prisonniers, mais nous n’abdiquons pas. Comme disait st Jean Chrysostome « Le présent est un temps de combat, il faut donc lutter ».

Ainsi, nous restons debout, nous tenons ferme jusqu’à la fin du parcours, jusqu’à la joie de l’enfantement. Une bonne sentinelle ne déserte pas le guet, il tient, éveillé, sa position jusqu’à la pointe du jour. Où vas-tu donc, chrétien déserteur ? Reviens, car c’est ici et maintenant que se joue la carte de ta prochaine naissance dans la Félicité de Dieu…COURAGE!

Père Christian Dzifa AZAN

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