Un appel pressant à témoigner de ce que nous sommes : sel et lumière du monde

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Chers frères et sœurs en Christ, l’évangile d’aujourd’hui nous rappelle notre mission en tant que chrétiens : être le sel et la lumière du monde. Le sel, d’une part, est un condiment qui donne plus de goût à nos aliments, sans sel les plats sont fades. Au cours du temps, le sel a été aussi utilisé pour la conservation d’aliments grâce à ses propriétés qui évitent la pourriture.    

De nos jours, beaucoup de personnes ont perdu le sens de la vie et disent qu’elle ne vaut pas la peine d’être vécue, car elle est remplie d’amertume, de difficultés et de souffrances. Face à de telles situations, laissons le Christ nous redire : « Vous êtes le sel de la terre » (Mt 5,13).

En tant que chrétiens, nous devons donner du goût : par notre joie et par notre optimisme serein de se savoir fils de Dieu, nous devons témoigner aux autres que tout dans cette vie est chemin de sainteté, que les difficultés et les souffrances nous aident à nous purifier, et qu’à la fin une vie de gloire et de joie éternelle nous attend.

De ce fait, en tant que sel, le disciple du Christ doit préserver de la pourriture : là où il y a des chrétiens à la foi vive, il ne peut y avoir de l’injustice, ni de la violence, ni d’abus des plus faibles… au contraire, l’esprit de charité doit briller dans toute sa splendeur : la préoccupation d’autrui, la solidarité, la générosité.

Ainsi, le chrétien devient lumière du monde (cf. Mt 5,14). Le chrétien est le flambeau qui par son exemple apporte la lumière de la vérité dans tous les recoins du monde, en montrant le chemin du salut… Là où régnaient les ténèbres, l’incertitude et le doute, naissent la clarté, la certitude et l’assurance. Nous devons pour ce fait nous alimenter régulièrement par la Parole de Dieu, car c’est elle que nous sommes aussi invité à transmettre en périodes de crises. 

Nous entendons la parole de Dieu, nous la lisons, mais l’écoutons-nous vraiment ? La laissons-nous pénétrer au fond de notre cœur afin qu’elle transforme notre vie ? Afin qu’elle devienne le ferment de la vie de Dieu en nous ?  La parole de Dieu n’est pas une parole morte, c’est une parole agissante ; la pensée de Dieu n’est pas une pensée philosophique, elle est puissance de vie.  Mais il faut s’y ouvrir, il faut lui tendre l’oreille, et lui ouvrir notre cœur.

La parole de Dieu ne se décortique pas seulement au niveau intellectuel, elle se savoure intérieurement. C’est à cette condition qu’elle peut produire son fruit de vie en nous.

La parole de Dieu ne se prend pas en petite partie, elle ne se partage pas, en ce que je veux bien prendre et ce que je refuse d’accepter ou de comprendre, elle se prend en son entier. Elle ne peut non plus être tirée de son contexte pour la réduire à notre volonté, à nos désirs personnels. La parole de Dieu est UNE, il faut la recevoir comme telle, en demandant à Dieu la grâce de nous en faire saisir ce qui nous dépasse. La pensée de Dieu est insondable pour l’homme, on ne peut la saisir qu’avec sa grâce. Mais pour cela il nous faut être à l’écoute, avec notre cœur, avec le désir même de nous laisser bousculer, déranger dans nos petites conceptions personnelles.

Il est important de se laisser éclairer par la parole de Dieu, car c’est ainsi que nous éclairerons le monde. Regardez une lampe, elle éclaire plus ou moins bien, suivant sa qualité, sa puissance … Il en est de même pour le chrétien, il ne peut éclairer que selon la lumière qu’il a reçue intérieurement en son cœur ! Or nous sommes tous appelés à être témoins de l’amour de Dieu, par notre vie de tous les jours …. Quels témoins sommes-nous ?   

Frère Julien C. Hounsièdé, OSA Couvent Sainte Rita-Lomé

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