L’Esprit de Dieu nous guidera vers la vérité tout-entière

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Chers amis,

Nous avons souligné précédemment combien il était important de transformer notre façon de penser pour entrer dans le mystère de Dieu. Ce Dieu révélé aux simples et aux humbles, alors qu’il se cache aux savants et aux puissants de ce monde.

Il est certain qu’il nous faut tout faire pour convertir notre regard, le regard de notre cœur, puisqu’il n’y a qu’avec lui que l’on voit vraiment, selon le mot d’Antoine de Saint Exupéry.

Mais sommes-nous capables, par nos propres forces d’y arriver ? Ne nous arrive-t-il pas de ressentir le gouffre énorme entre le dire et le faire, entre le désir et sa réalisation ? La révélation chrétienne est formelle quant à cette interrogation : sur le chemin de sa rencontre, le Seigneur lui-même nous précède. S’il ne s’automanifeste, nous demeurons dans l’espoir enténébré de le voir.

Voilà pourquoi il nous faut demander l’Esprit du Seigneur, pour nous guider vers la vérité tout-entière. Sans lui, il demeure impossible de connaître Dieu. Toute la première lecture de ce jour est consacrée à l’explicitation de cette vérité de la foi. Il nous faudrait la relire entièrement, à la lumière de ce qui précède.

Mais alors, ne peut-on pas affirmer que la situation décrite dans l’Évangile est également une situation de connaissance de Dieu manifesté en Jésus-Christ ? Ce que l’esprit impur de l’Évangile fait dire au possédé, n’est ce pas quelque chose de vrai au sujet du Christ ?

Il nous faut, en toute lucidité, préciser qu’il est différent de connaitre des choses sur quelqu’un et de le connaître lui-même. La connaissance provoque l’amitié, tandis que le « savoir au sujet de » conserve une certaine distance. Voilà pourquoi la vraie connaissance motive le risque de la foi, tandis que le savoir sur engendre au mieux la prudence, au pire la défiance.

Cet épisode évangélique, ponctué par la question « Que nous veux tu ? » peut être mis en balance avec celui de l’Annonciation où Marie répond « Me voici, Servante du Seigneur ». En effet, sa personne, remplie de l’Esprit de Dieu, répondra « Que tout se fasse pour moi selon ta Parole ». C’est cette Parole de Dieu qui est en cause dans l’Évangile, celle dont certains estiment que Jésus a l’autorité, celle devant laquelle d’autres s’interrogent : « Quelle est donc cette parole ? »

Il nous faut faire notre examen de conscience sur la question, et nous demander quel esprit nous anime. Celui de Dieu, qui nous unit à lui et à sa Parole, ou un autre, avec ce qu’il implique.

Et bien-entendu, la question vaut aussi entre nous, dans nos relations. Au sein de la même famille, de la même communauté, de la même Église et de tous nos lieux de travail et de coexistence, nous connaissons nous vraiment ? Profondément ? Ce que nous savons nous permet-il de communier, de renforcer nos liens humains et fraternels ?

Qui sommes nous vraiment les uns pour les autres ? Implorons l’Esprit du Seigneur, lui seul peut nous rendre à Dieu et à nous-mêmes

P. Joseph LABA, Aumônerie de l’UCAO / UUT

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