Dieu est bon d’une bonté qui n’offense pas la justice

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Bien aimés de Dieu,

Dimanche dernier, notre Seigneur Jésus opposait déjà à l’exercice comptable de Pierre, une miséricorde infinie : pardonner sans compter.

Ce 25ème dimanche du temps ordinaire année A est encore pour le Christ l’occasion de continuer à nous révéler la vraie image de la paternité de Dieu qui ne se lasse jamais d’être bon envers tous. Oui, changer de mentalité, tel est l’enjeu de la parabole dite « des ouvriers de la onzième heure ». C’est l’histoire d’un riche employeur qui rétribua ses employés non pas seulement en fonction de l’effort de chacun mais aussi en fonction de leurs besoins individuels. A sa lecture, ce fut l’indignation pour nous comme pour les embauchés de la première heure. Mais au-delà de ce qui peut sembler être une injustice, c’est la justice divine qui est plutôt mise en œuvre dans cette parabole.

En effet, avec le système monétaire à l’époque, le « denier » est le salaire journalier qu’un ouvrier peut percevoir afin de vivre décemment heureux et épanoui. Souscrire donc à un contrat d’un denier par jour avec ceux de la première heure n’est donc nullement une injustice envers ceux-ci. Or, si les ouvriers de la dernière heure n’ont pas été embauchés à temps ce n’est pas une faute de leur part. Cependant, lorsqu’ils retourneront chez eux, ils auront les mêmes charges à endosser dans leurs familles respectives que ceux de la première heure. Et avec moins d’un « denier », ils ne pourront pas porter cette charge.

Dieu est Père et sa qualité essentielle n’est pas l’exactitude comptable mais bien la bonté. Une bonté qui n’offense en rien la justice car le maître respecte bien le contrat d’embauche. La parabole nous enseigne donc que la plus grande justice n’est pas celle de la balance mais celle de l’amour. Voilà pourquoi Dieu est bon d’une bonté qui n’est pas calculable. La logique du comptable, c’est-à-dire celle du mérite est loin d’être la logique du Royaume. Car, qui de nous, peut se vanter d’être l’ouvrier de la première heure ? Personne malheureusement !!!

L’attitude des ouvriers de la première heure qui consiste à être insensible aux besoins des derniers embauchés dénote un égoïsme et une insouciance sans précèdent.  Si nous aimons nos frères autant que nous-mêmes, réjouissons-nous des largesses de Dieu à leur endroit.

Puisse les enseignements de cet évangile, pénétrer profondément nos institutions tant religieuses, privées, qu’étatiques ainsi que nos cœurs d’employés égoïstes et d’employeurs injustes et pingres pour une conversion vraie et sincère. Amen

R. P Robert BOSSA, Vicaire à la paroisse Sainte Rita _ Wuiti

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