ÊTRE DES INTENDANTS HONNÊTES ET SINCÈRES

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Chers frères et sœurs en Christ,

Le dimanche passé tout comme ce dimanche, nous constatons qu’il est amplement question de la « vigne » à entretenir. Et ce dimanche, particulièrement, la thématique de la « vigne » est beaucoup plus forte et pertinente. Mais, que devons-nous y comprendre exactement ? C’est quoi en fait la vigne ?

Chers frères et sœurs en Christ, dans la symbolique biblique, la vigne est le symbole de l’œuvre de Dieu dans le monde confiée aux bons soins des hommes. À ce titre, la vigne peut d’une part, faire référence à un groupe de personnes tel que le suggère l’emploi métaphorique de la première lecture, qui recoure à l’image de la vigne pour évoquer le peuple d’Israël, et par ricochet, tous les peuples qui n’ont pas la crainte de Dieu pour priorité.
D’autre part, aux dires de l’Évangile, la vigne peut également désigner l’œuvre réalisée par Dieu, l’œuvre dont seul Dieu est capable et auteur, l’œuvre faite par Dieu et qui n’a pas de pareille.

Delà, il n’est pas de doute que la grandeur et la productivité de l’œuvre de Dieu, dépendent donc de la bonne foi des hommes que Dieu s’associe. En effet, s’associer des personnes, c’est faire œuvre commune et rechercher le meilleur possible.

En réalité, cet homme que Jésus dit être propriétaire de la vigne, tient à l’évidence, la place du Seigneur qui ne se gêne guère à confier son domaine à des serviteurs désignés comme vignobles en qui il a confiance.

Chers amis en Christ, si une chose est d’appartenir à Dieu, alors une autre est de lui prouver par la parole et l’exemple, la confiance que nous pouvons mériter de lui. C’est justement ce que l’Évangile le dit en ces termes : « Un homme était propriétaire d’un domaine ; il y planta une vigne, l’entoura d’une clôture… Puis il la donna en fermage à des vignerons, et partit en voyage. » Cette dernière phrase témoigne de la confiance que cet homme, qui à l’évidence tient la place du Seigneur, avait en ces vignerons homicides.

Chers fidèles en Christ, contrairement à ces vignerons prétentieux, avides d’honneur, agressifs et meurtriers, nous devons montrer de par nos responsabilités que nous sommes des intendants fidèles, humbles, honnêtes et sincères. En réalité, nous ne sommes pas les héritiers ; nous ne sommes que des intendants à qui la garde de l’héritage du Fils est confié. Du coup, usurper l’héritage dont nous ne sommes pas les bénéficiaires, revient à usurper le titre du Fils en attisant en soi, la convoitise de ce qui n’est pas nôtre. C’est malheureusement ce que firent ces vignerons : « Voici l’héritier : allons-y ! Tuons-le, nous aurons l’héritage. »

Chers frères et sœurs, même si dans les dédales de la vie, nous n’échappons parfois au funeste comportement de ces vignerons, nous devons avoir conscience que nous sommes la race élue, la nation sainte, le peuple choisi, le peuple à qui Dieu confie son œuvre. Partant de là, marqués du sceau du Baptême, nous devenons donc des héritiers parce que nous bénéficions de la confiance de Dieu et nous partageons la filiation du Christ. La lettre aux Romains le dira en ces termes : « Si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers du Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui. » (Rm 8, 17).

Chers amis en Christ, la vigne de Dieu, nous y sommes, nous la côtoyons chaque jour. Mais quel fruit y laissons-nous ? Quelle attitude y adoptons-nous : celle des vignerons avares et agressifs ? Ou bien celle de ces innocents serviteurs qui payèrent de leur vie, leur fidélité au Maître ?

Qu’à cela ne tienne, chers amis, nous nous retrouvons tantôt dans le comportement des vignerons ; tantôt dans celui des serviteurs. Mais si nous sommes conscients que nous avons à rendre compte un jour à Dieu, nous devons chercher dès maintenant à ne faire que le bien afin d’échapper au triste sort qui fut celui des ces vignerons qui se sont illustrés par le mal et la malhonnêteté.

Être donc au service de Dieu, c’est en réalité, avoir et déployer dans notre quotidien les mêmes qualités de Dieu que sont la vérité, la justice, la pureté… qui manquèrent cruellement aux vignerons homicides. Or, posséder les qualités de Dieu, revient à être une personne vertueuse, bien entendu que la vertu est une disposition habituelle à faire le bien. C’est pourquoi, chers frères et sœurs en Christ, comme le dit saint Paul, tout ce qui est vrai et noble, tout ce qui est juste et pur, tout ce qui est digne d’être aimé et honoré, tout ce qui s’appelle vertu et qui mérite des éloges, prenons-le à notre compte. Que le Seigneur nous donne la grâce d’être des serviteurs fidèles et honnêtes. Amen.

Prions :
Dans ton amour inépuisable, Dieu éternel et tout-puissant, tu combles ceux qui t’implorent bien au-delà de leurs mérites et de leurs désirs ; répands sur nous ta miséricorde en délivrant notre conscience de ce qui l’inquiète et en donnant plus que nous n’osons demander. Amen.

Abbé David DOUTI.

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