FAIRE DE JÉSUS NOTRE SEULE PRÉOCCUPATION

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Ga 1, 13-24
Ps 138 (139)
Lc 10, 38-42

Chers frères et sœurs en Christ,

Dieu nous donne la grâce d’entendre aujourd’hui l’un des récits de la conversion ainsi que de l’appel de saint Paul à devenir apôtre des nations ; chose qu’il assume en toute humilité et sincérité.

Évidemment, ce récit si touchant doit nous faire remémorer l’histoire de notre propre vocation chrétienne. Fait étonnant, c’est Paul lui-même qui raconte la persécution effrénée qu’il mena contre l’Eglise de Dieu et par la suite, l’intrépide prédicateur de la Parole de Dieu qu’il devint au service de cette même Eglise. D’où l’emploi fréquent du pronom personnel singulier à la première personne : « je ». Cela indique la véracité de ce qu’il a vécu et de ce qu’il rapporte.

En effet, le témoignage des chrétiens de l’époque, tel que le rapporte la finale de la première lecture atteste de la conversion de Paul, jadis connu sous le nom de Saul : « Celui qui nous persécutait naguère annonce aujourd’hui la foi qu’il cherchait alors à détruire. »

Chers amis en Christ, c’est donc la vocation de saint Paul qui est ici en jeu. Voici ce qu’il dit de lui-même : « Je défendais avec une ardeur jalouse les traditions de mes pères. Mais Dieu m’avait mis à part dès le sein de ma mère ; dans sa grâce, il m’a appelé ;
et il a trouvé bon de révéler en moi son Fils, pour que je l’annonce parmi les nations païennes. »

En effet, toute vocation est appel de Dieu à une vie nouvelle ; c’est une conversion de mentalité et de compréhension ; un changement d’attitudes. Du coup, se convertir, c’est se détourner des chemins du mal pour nous tourner résolument vers le bien. La vocation est donc un appel de Dieu, un choix que Dieu opère pour faire de ceux à qui un cliché défavorable est attribué, des signes éclatants de sa gloire. D’ailleurs, on ne devient pas serviteur de Dieu de soi-même, mais on y appelé.

En outre, toute vocation a un passé pas toujours reluisante et toute vocation est la rencontre de deux libertés : celle de Dieu qui appelle et celle de l’homme qui répond. Comme Paul, notre mission dans l’Eglise doit rester notre seule préoccupation et rien d’autre ne doit nous y détourner encore moins nous distraire.

C’est justement cela l’attitude de Marie dans l’Évangile d’aujourd’hui. À son sujet, la précision suivante est faite : « s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. »

Chers frères et sœurs en Christ, nous penserions que contrairement à Marie, Jésus dévalorise l’effort de Marthe. En réalité, la présence de Jésus doit retenir notre attention et dissiper toute distraction. Tout comme Marthe et Marie, chacun a un rôle dans l’Eglise et les responsabilités ne s’équivalent pas. C’est pourquoi, la préoccupation de Marthe à s’occuper de Jésus, n’est pas des moindres.

D’ailleurs, saint Paul dira qu’il y a diversité de dons, mais le même Esprit ; diversité de ministères, mais le même Seigneur ; diversité d’opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous. Or, à chacun la manifestation de l`Esprit est donnée pour l’utilité commune. (Cf. 1 Co 12, 4-7).

Chers fidèles, de l’attitude de Marie et Marthe, comprenons que dans l’Eglise, certains ont mission active et d’autres, une mission contemplative. Mais, tous travaillent pour la gloire du Seigneur Jésus-Christ. Que chacun de nous ait conscience de bien accomplir la mission à lui dévolue dans l’Eglise. Monseigneur Nicodème Barrigah dira : « Fais ta part ! »

Prions:
Seigneur, mon partage et ma coupe. De toi, dépends mon sort. La part qui me revient, fait mes délices. J’ai même le plus bel héritage. (Cf. Ps 15, 5-6).

Abbé David DOUTI

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