Que l’allégresse et la joie du Christ Roi de l’univers règne dans nos vies !

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C’est aujourd’hui le dernier dimanche de l’année liturgique. En ce jour, nous célébrons le Christ Roi de l’univers. Mais quand nous parcourons les évangiles nous nous rendons compte que le Christ n’est pas un roi à la manière des grands de ce monde. Beaucoup sont portés à utiliser la violence pour faire peser leur pouvoir sur leurs administrés. Ils sont plus attirés par le prestige que par l’attention aux plus pauvres. Nous devons oublier tous ces rois, ces chefs et ces présidents. La royauté de celui que nous honorons en ce jour n’est pas de ce monde.

Quelle est donc la figure de ce roi que nous exaltons en ce dernier dimanche ?

Les textes bibliques de ce dimanche nous présentent ce roi comme un berger qui rassemble son troupeau. C’est le message que nous avons entendu de la part du prophète Ézéchiel (1ère lecture) : Dieu nous y est décrit comme un berger qui rassemble son peuple, ce qui est le contraire des exploiteurs qui ne pensent qu’à s’enrichir au détriment des plus pauvres. Le Roi que nous fêtons en ce jour nous est présenté comme un serviteur attentif qui se met au service des plus faibles tout en veillant sur les brebis saines c’est cela la bienveillance de Dieu : « La brebis perdue, je la chercherai ; l’égarée ; je la ramènerai. Celle qui est malade, je lui rendrai des forces. Celle qui est grasse et vigoureuse, je la garderai, je la ferai paître selon le droit ». C’est ainsi que Dieu ne cesse de nous manifester toute sa bonté.

 Cette bonté se fait beaucoup plus proche de nous avec l’incarnation du Christ jésus dans notre monde ; il s’est montré plein de sollicitude pour les plus faibles et les plus méprisés. Bien plus, il s’est identifié à eux. L’Évangile de ce jour nous rappelle tous que la Royauté du Christ est celle du berger qui se consacre à chacune de ses brebis. Il est tellement proche des petits et des exclus qu’il se reconnaît en chacun d’eux : « chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ». C’est donc à la manière dont nous les aurons accueillis que nous serons jugés. La rétribution finale sera soumise au choix que nous aurons fait durant notre vie terrestre. Le Seigneur nous rappellera qu’il était présent dans les plus démunis qui se sont trouvés sur notre route et que nous avons peut-être esquivés.

Célébrer la fête du Christ roi de l’univers nous amène aussi à réfléchir sur comment nous qui sommes de son royaume de justice, de paix et d’amour nous nous comportons, puisque par notre baptême nous sommes faits prêtres, prophètes et rois. Jésus est le chemin, la vérité et la vie et il nous revient de mettre nos pas dans ses pas pour que son règne soit vraiment visible. Avons-nous fait l’option préférentielle des pauvres ou plutôt nous sommes rois à la manière du monde ?

En cette période de crise sanitaire et financière, nous sommes encore plus sollicités à faire rayonner cette royauté du Christ en évitant nos « chacun pour soi » pour vivre dans le partage et la solidarité. Le Royaume de Dieu c’est celui de l’amour et de la fraternité.

Ouvre nos mains Seigneur, qui se ferment pour tout garder ; le pauvre a faim devant nos maisons, apprends-nous à partager, ainsi ton règne que nous implorons dans la prière du « Notre Père » viendra véritablement s’installer dans notre monde.

Bonne fête du Christ Roi de l’univers et bonne et sainte nouvelle année liturgique.

P. Aubin Ayikoé AMEGNIKOU, Paroisse St Pierre de Chaillot Paris

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