Redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche

0
260

Ap 18, 1-2.21-23 et 19, 1-3.9a

Ps 99

Lc 21, 20-28

Soyons dans l’allégresse et dans la joie, nous qui sommes invités aux festins des noces de l’Agneau !

Bien chers frères et sœurs, bien aimés de Dieu

En cette dernière semaine de l’année liturgique, comme il est de coutume, les textes liturgiques attirent notre attention sur les fins dernières avec un langage apocalyptique bien effrayant. Les faits décrits sont ceux que connaît notre époque actuelle « Sur terre, les nations seront affolés par le fracas de la mer et des tempêtes. Les hommes mourront de peur dans la crainte des malheurs arrivant sur le monde » (Lc 21, 25-26). Triste sort que nous connaissons avec des suicides par-ci par-là dus à l’incertitude du lendemain avec pour cause ce virus qui a bel et bien mis à mal scientifiques et les plus experts du monde médical.

La parousie, qui est cette seconde venue du Seigneur est donc décrite avec ces images les plus terrifiantes possibles, ce qui pourrait ou même engendre en nous crainte et tremblement. Mais nous attarder sur ces détails de l’évangile, c’est passer à côté du message central, de la Bonne Nouvelle que le Christ voudrait nous délivrer. Cette Bonne Nouvelle c’est cette parole avec laquelle il conclut son enseignement : « Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption est proche » (Lc 21, 28).

Le cœur du message de ces derniers jours de l’année liturgique n’est pas la peur, mais la promesse de notre rédemption, de notre libération, c’est-à-dire cette espérance éminemment chrétienne de parvenir à la plénitude de la vie avec le Seigneur, une vie qui n’aura pas de fin et où Dieu sera tout en tous. Elle n’est pas trompeuse cette espérance du Chrétien car Dieu tient toujours ses promesses, lui qui rassure dans sa Parole que ces choses arriveront et « alors on verra le Fils de l’homme venir dans une nuée, avec puissance et grande gloire ».

Une grâce à demander : que le Seigneur dissipe en nous toute angoisse quelle que soit la situation que nous traversons et nous donne de repartir sur les chemins de l’espérance car c’est bien en espérance que nous sommes sauvés.

P. Aubin Ayikoé AMEGNIKOU, Paroisse St Pierre de Chaillot Paris

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici