Tu n’es pas abandonné de Dieu !

0
402

Dieu vient parler au cœur de son peuple, il vient le libérer et lui révéler sa tendresse. Ce programme divin annoncé dans la première lecture du jour (IS 40, 1-5.9-11) est toujours d’actualité. Il y a tant de sujets de tristesse dans nos familles, tant de larmes, tant de détresse, tant d’abandon. Nous aspirons tous à un monde nouveau, un monde qui répond mieux que l’actuel à son exigence de justice et à son insatiable soif de bonheur. Les textes du jour nous rassurent que cela est possible ; qu’il y a raison d’espérer. Car c’est Dieu lui-même qui prendra soin de nous, écartant tous les obstacles de la route. Mais cela prend du temps. Pour faire route avec Dieu sur ce chemin, nous devons nous armer de patience et de courage, comme il a appelé le peuple d’Israël à le faire ; ce peuple qui s’est senti abandonné par le Seigneur et qui se demandait : Dieu n’aurait-il pas abandonné son peuple, n’aurait-il pas renoncé à son Alliance…? C’est pourquoi, le Seigneur, dans ce texte tiré du « livre de la consolation d’Israël » insiste sur la consolation.
Consoler ce peuple, c’est l’assurer qu’il n’est pas abandonné de Dieu malgré son péché, c’est crier cette bonne nouvelle que Dieu vient le libérer de sa captivité, de tout ce qui l’opprime, l’obsède, le possède et empêche son cœur de s’ouvrir à Dieu, c’est lui révéler la tendresse de Dieu qui porte sur son cœur ses enfants comme un berger le fait pour ses agneaux fragiles. Dieu console son peuple en prenant sur lui-même la misère du peuple meurtri.


Et nous ? Comment pouvons-nous consoler le peuple de Dieu aujourd’hui si nous ne réalisons pas nous-même, les uns pour les autres, ce beau et merveilleux programme de Dieu ? Dieu nous fait confiance, il nous envoie comme des porteurs de cette bonne nouvelle qui consiste à annoncer le pardon, la libération et l’amour de Dieu pour tous les hommes. En annonçant cette bonne nouvelle, nous sommes souvent confronté aux réalités du monde qui parfois nous poussent à croire que Dieu est inerte et prend bien retard à accomplir sa promesse de faire surgir ce monde nouveau dont nous parlons. Loin d’être une évidence, je pense que c’est notre impatience qui nous fait juger que Dieu est inerte ou qu’il est absent. Dieu prend son temps alors que si souvent nous n’avons pas le temps de l’écouter, de revenir à lui.

Enfin, la fin de l’exil du peuple d’Israël ne voudrait pas dire la fin de toute souffrance. En l’amenant au désert, le Seigneur prépare son peuple à affronter les nouveaux défis auxquels il sera confronté, une fois sur la Terre Promise. Pour cela, le peuple de Dieu doit s’armer de patience, se laisser conduire et se laisser aimer. Une chose est certaine et le Seigneur te le redit aujourd’hui et maintenant : « je suis avec toi ; je ne te délaisserai pas, je ne t’abandonnerai pas. Sois fort et courageux ! Ne crains pas, ne t’effraie pas ; je suis là, prend courage et persévère »

Père Martin Davakan

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici