Reste calme, Ne crains pas!

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Dans la première lecture de ce jour  (Is 41, 13-20), le Seigneur nous donne des paroles d’espérance. Le Dieu d’Israël rappelle à son peuple, qu’il est son secours. A son peuple opprimé, Dieu annonce la libération imminente. Comme il a rassuré le peuple d’Israël, il veut nous rassurer de sa présence salvatrice, aujourd’hui et maintenant.

Chers et sœurs, il nous arrive encore aujourd’hui comme au peuple d’Israël de douter de la présence de Dieu à nos côtés, surtout lorsque nous sommes emportés par les difficultés quotidiennes. On se demande parfois si le Seigneur est réellement présent. Par exemple, la douleur, la peur, l’impuissance, la solitude, les drames causés par la pandémie de coronavirus ont soulevé de terribles questions: Où est Dieu? Que fait Dieu?  Va-t-il laisser le monde périr ? Et il semble que notre foi en un Dieu bon et miséricordieux soit ébranlée. Son silence devient très dur et très pesant pour certains. Mais lui, le Dieu de Jacob, nous rassure encore une fois qu’il est là : « Ne crains pas, je viens à ton aide ».

Cher frère, chère sœur, je voudrais te rassurer de cette présence discrète de Dieu: reste calme, n’aie pas peur et bientôt tu expérimenteras l’extraordinaire présence et proximité du Dieu tout-puissant ! C’est vrai, il nous arrive souvent d’avoir peur. Une peur, qui nous arrache notre joie intérieure et sème le doute dans notre cœur et nous détourne de Dieu. Cette peur nous centre sur nous-mêmes et, nous répète incessamment que nous ne sommes pas en sécurité et que tôt ou tard, nous allons tomber. Ainsi plongé dans l’océan de la peur, nous ne sommes plus capables de voir la présence de Dieu dans notre vie. En tout, nous ne voyons que du désespoir. Il importe de détecter ce qui nous fait peur et de le confier au Seigneur. Qu’est-ce qui te fait peur ?

Cher frère, chère sœur, l’heure de ta libération a sonné, c’est peut être aujourd’hui. Tout ce qui t’opprime ; tout ce qui te fait peur va être définitivement vaincu au nom de Jésus-Christ de Nazareth. Ce n’est pas de l’insouciance, c’est de la confiance, de la sérénité. « Ne crains pas, je viens à ton aide ». N’aie pas peur car tu es dans les mains de Dieu. Le Seigneur te le répète de façon personnelle et particulière: « Ne crains pas, Jacob, pauvre vermisseau, Israël, pauvre mortel. Je viens à ton aide »  Désormais, Dieu est de ton côté face à la souffrance. Sa solidarité avec toi dans la détresse t’aidera à donner un sens à ta souffrance. Mais toi, restes-tu solidaire envers ceux qui souffrent autour de toi ? Es-tu toujours prêt à dire à ton frère, à ta sœur par tes actes: n’aie pas peur, sois calme, je suis là, je ne t’abandonnerai pas ?

Père Martin DAVAKAN

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