Chantons le Seigneur pour ses merveilles

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Deux femmes rendent grâce à Dieu pour ses merveilles à deux époques bien éloignées l’une de l’autre devant ses merveilles car effectivement et vraiment  « rien n’est impossible à Dieu ». L’Avent est une attente collective, le peuple d’Israël (la venue de Jésus dans notre humanité) et personnelle ; dans la vie de famille d’Elquana et Anna. Deux enfants aux prédestinations inimaginables. N’est-ce pas là les sentiments intérieurs et naturels de toute femme surprise par la visite de Dieu : « Que sera cet enfant ? » (Lc 1,66…)

Les voies insondables de Dieu….

Dieu retarde d’exaucer les prières des femmes stériles ? Tout commence avec un couple tout simple qui vit son drame familial dans les montagnes. Une femme, souffrant de stérilité, se plaint à Yahvé : elle ne se résigne pas à une vie apparemment inutile. Yahvé écoute les affligés et sa réponse surpasse toujours ce qu’ils demandent. Il ne donne pas seulement un fils à Anne ; il donne encore un prophète à son peuple. Plus tard, Anne réalisa la raison pour laquelle sa fécondité fut retardée. Dieu aime précisément choisir ses serviteurs parmi ces familles qui ont perdu l’espoir d’avoir un enfant. Dieu donne la vie aux morts et l’espoir à ceux qui l’ont perdu : rappelons-nous Isaac et Jean-Baptiste (Luc 1.5). Dans le livre d’Isaïe, on peut lire un poème qui commence par ces mots : « Crie de joie, toi qui n’as pas d’enfants !» (Isaïe 54.1).Ces enfants sont destinés à une mission inouïe. Nous nous dirions que la Vierge n’avait pas assez attendu d’autant plus qu’elle fut surprise par sa Bonne Nouvelle. Si, mais l’annonce faite à la Vierge Marie était une attente datant d’Abraham, relancée sur David pour se réaliser formellement plus de mille ans après lui. Et  là encore, l’attente, loin de réaliser politiquement positive, s’est accomplie concrètement de façon spirituelle et personnelle contrairement à celle socio-politique escomptée : ‘’ En ce temps-là, Jean le Baptiste appela deux de ses disciples et les envoya demander au Seigneur : « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » Arrivés près de Jésus, ils lui dirent : « Jean le Baptiste nous a envoyé te demander : Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » À cette heure-là, Jésus guérit beaucoup de gens de leurs maladies, de leurs infirmités et des esprits mauvais dont ils étaient affligés, et à beaucoup d’aveugles, il accorda de voir. Puis il répondit aux envoyés : « Allez annoncer à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles retrouvent la vue, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle. Heureux celui qui ne trébuchera pas à cause de moi ! » (Lc 7, 18-23). Il faut alors rentrer dans le projet objectif de Dieu.

L’Avent et l’avenir des hommes

L’Avent est certainement  le temps de l’entrée de Dieu dans notre vie personnelle et sociale. Cependant, entre nos intentions de prières et leurs réalisations, il y a une purification à observer. Cette purification peut-être une relecture chrétienne des faits passés dans l’histoire de la foi et les compréhensions nouvelles qui s’en dégagent. Par conséquent, si hier, le cantique d’Anne était au-delà d’une action de grâce, une honte levée à l’égard de sa co-épouse, il est à considérer actuellement comme une pure intervention gracieuse de Dieu qui ordonne et améliore l’histoire des hommes vers sa perfection. De même, le Magnificat de la Vierge Marie assez proche de l’action de grâce d’Anne, même fond collectif, formellement politique doit être chanté et prié en notre temps en tenant compte de sa valeur spirituelle puisqu’au nom de la miséricorde devenue Amour de Dieu, Jésus déclare «Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle»  (Jn3, 16). La connaissance de Dieu est progressive.

Dieu dans la marche des peuples et des hommes

Frères et Sœurs, laissons Dieu nous donner le sens réel de ses interventions. Apprenons à attendre de Lui. Que le temps qui sépare nos prières et leurs réalisations nous aide à rentrer dans son projet. Il n’y a pas de concurrence en Dieu puisqu’ Il est Amour. Tous les hommes et les femmes ne cesseront jamais d’être animés-es par un Avent personnel que collectif. Patience, agissons et tendons-nous vers Dieu. Il nous surprendra.

Proposée par l’Abbé Jean Baptiste Komlan LABADEH, (Clergé diocésain de Lomé)

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