Apprenons à accueillir l’amour de Dieu dans nos familles

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Gn 15, 1-6 ; 21, 1-3

Ps 104 (105), 1-2, 3-4, 5-6, 8-9

He 11, 8.11-12.17-19

Lc 2, 22-40


Incroyable ! Jésus, la source de la vie, le Rédempteur, la lumière des non-croyants, l’honneur d’Israël, est destiné à être un signe de contradiction ; celui qui est appelé à apporter la rédemption doit, en même temps, être l’épine qui causera la perte de beaucoup d’hommes. Et celle qui a donné naissance au Rédempteur, qui a uni en elle l’amour de Dieu et celui de l’homme, est destinée à endurer la douleur de l’épée qui perce le cœur ! Tout cela semble étrange, mais c’était juste comme ça : l’incroyable s’est produit.

La prophétie de Siméon s’est accomplie dans sa totalité au cours des siècles. Le cœur de Marie a connu la douleur de sept épées qui l’ont transpercé quand elle a tremblé pendant la vie de l’Enfant (pendant la fuite vers l’Égypte ; quand elle le vit épuisé, incompris, humilié dans son apostolat ; quand il a été arrêté, jugé, torturé, et quand elle l’a accompagné sur le chemin de la croix, le voyant souffrir et mourir sur la croix). Aujourd’hui encore Marie continue de souffrir avec nous lorsqu’elle regarde nos douleurs et nos souffrances, elle continue de souffrir avec nous qui risquons, avec nos péchés, de nous perdre. Jésus est venu chez lui, mais les siens ne l’ont pas accepté (Jn 1,6) ; il a apporté la lumière, mais le monde est resté dans les ténèbres. Jésus a cherché la rédemption de tous, mais beaucoup l’ont rejeté, se sont battus contre lui. Pour eux, il est devenu un signe de contradiction. Chacun de nous porte des contradictions dans son cœur et rencontre des obstacles pour suivre Jésus, il faut apprendre à accueillir son amour.

Enfin, une dernière considération qui s’inspire du dernier verset de l’Évangile d’aujourd’hui, qui souligne qu’après le retour de la Sainte Famille à Nazareth en Galilée, la croissance de Jésus a lieu ; l’enfant a grandi et est devenu fort, plein de sagesse et la grâce de Dieu était sur lui. En ce dimanche où nous mettons la famille au centre, nous pouvons voir que même pour Jésus, la famille vient avant le temple! C’est dans la vie de Joseph et de Marie, c’est dans l’entrelacement de leur vie quotidienne (belle mais certainement aussi fatigante) et du mystère de Dieu que Jésus grandit et se fortifie et expérimente l’amour et la sollicitude du Père.

Je crois sincèrement que c’est aussi notre condition, celle de nos familles, de nos maisons et de nos vies simples. L’amour nous manque tous. Mais la nostalgie ne suffit pas. Les rayons d’amour doivent nous atteindre et s’enflammer pour devenir un grand feu qui nous réchauffe et qui nous donne le courage de vivre et de nous sacrifier au nom du Christ au cœur de nos familles respectives.

Abbé AKLADJE Georges, Petit Séminaire Saint Pie X d’Agoè-Nyivé

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