En Dieu, on devient une nouvelle créature

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1 Jn 2, 3-11 / Ps 95 (96), 1-2a, 2b-3, 5b-6 / Lc 2, 22-35

La mère de Dieu se soumet aux prescriptions de la loi pour la naissance d’un enfant de pauvres. L’humilité et l’obéissance accompagnent et qualifient son action. Le vieux Syméon, après une existence passée au service de Dieu, heureux de pouvoir contempler le visage du Sauveur avec ses yeux mortels, prend congé de la vie et se prépare avec sérénité à la mort, ou plutôt à la rencontre avec Dieu.

Cependant, il est reconnu que son nom dérive, en hébreu, du verbe « entendre » : un détail révélateur puisqu’il « entendait » souvent la voix de Dieu. Mais le Saint-Esprit ne se contenta pas de parler à Syméon : « Il était sur lui » et il en a fait une personne droite et, en même temps, ardente, qui a servi Dieu et le prochain avec respect et dévotion. Habité par l’Esprit, il voit en cet enfant la puissance de Dieu, qui, par le mystère de la souffrance et de la mort, amènera le salut du monde.

En première lecture, Jean, comme le reste des écrivains du Nouveau Testament inspirés par Dieu, connaissait la puissance de Dieu et sa manière de travailler dans l’homme. Il savait que lorsque l’amour de Dieu illumine la vie d’un homme, cet amour le pénétrait au point de le transformer, de le faire participer à la nature divine. L’homme qui rencontre Dieu devient une nouvelle créature capable de laisser couler l’amour de Dieu en lui. Par conséquent, la présence de l’amour de Dieu dans une personne ne peut faire autre chose que se manifester dans son mode de vie ! Dire et faire doivent aller de pair.

Le psaume 95 proclame l’action de Dieu sur le monde, toujours plein de nouvelles merveilles. Pour cette raison, le chant de louange doit être à chaque fois « un nouveau chant », afin que le miracle toujours nouveau du salut puisse être proclamé jour après jour. Dieu est avec nous ! Pourtant, beaucoup aujourd’hui remettraient en question ce principe. En fait, nous avons tendance à penser que croire en Dieu est quelque chose d’intime, de personnel, presque invisible pour les autres, indépendamment de nos actions. C’est plutôt l’expression de notre vie, l’expression de notre croyance, l’expression de notre être.

Abbé AKLADJE Georges, Petit Séminaire Saint Pie X d’Agoè-Nyivé

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