La justice de Dieu

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Chers frères et sœurs en Christ, les texte de ce mardi nous invite à apprendre la justice de Dieu. Quel est donc la justice de Dieu ?

La lettre aux Hébreux, dans la première lecture, nous fait comprendre la bonté de Dieu pour les Hommes. Dieu « n’oublie pas votre action ni l’amour que vous avez manifesté à son égard, en vous mettant au service des fidèles et en vous y tenant. » Oui Dieu ne réagit pas comme les hommes. Il se souvient toujours des bienfaits que nous faisons envers nos frères et sœurs et donc envers Lui. Lorsque nous posons des actes généreux, des œuvres charitables, Dieu ne les oublies pas. Même si par moment nous tombons dans le péché, à chaque fois que nous retournons vers Lui et demandons pardons, Il nous accepte tel que nous sommes. Contrairement à nous les humains, pour une seule mauvaise action que quelqu’un va commettre, nous oublions toutes les bonnes actions qu’il avait faites. Agissons-nous donc à l’image de notre créateur, comme la première lecture nous l’invite ce matin, afin que notre « espérance se réalise pleinement ». Ce n’est pas facile de continuer à faire du bien à celui qui t’a fait du mal, mais par la foi, nous y arriverons. Car celui que nous suivons fait cela et même plus.

Lorsque le Seigneur te bénit et décide quelque chose sur ta vie, sache le bien, Il le fera ! Pensez-vous que lorsque Dieu avait fait la promesse à Abraham qu’Il lui comblerait de bénédiction, Abraham n’était plus tombé dans le péché ? Mais Dieu n’a-t-il pas tenir à sa promesse ? Bien sûr que Dieu a accompli sa promesse, car son amour envers nous est infini et sa miséricorde fait sa justice. Par contre, lorsque nous les hommes, nous faisons des promesses à nos frères et sœurs, et que la personne a fait une petite erreur chemin faisant, la promesse tombe dans l’eau et on l’oublie comme si la personne n’en était pas digne de la promesse au paravent avant qu’on ne la lui fasse. Apprenons alors la justice de Dieu qui nous accepte tel que nous sommes et réalise toujours en nous ce qu’il nous a promis. Et c’est ce que St Jacques nous invite à pratiquer dans sa lettre au chapitre 2, verset 13, lorsqu’il dit : « Le jugement est sans miséricorde pour qui n’a pas fait miséricorde ; mais la miséricorde se moque du jugement ». Nous savons bien que lorsqu’on veut parler de la justice, c’est qu’on fait allusion aux lois. Mais qu’est-ce que la loi ?

Si nous sommes d’avis que la loi est une norme, une règle exprimant un idéal, ce qui signifie qu’elle est définie normalement pour que l’homme vive libre, dans la paix, dans la joie et reste heureux. Alors, si on veut l’appliquer à une personne, sachant que cela va lui couter la vie, est-ce que cela est nécessaire ? Voilà que, la loi de Sabbat dit qu’on ne doit pas travailler en ce jour. Mais les gens ont faim et on les interdit de cueillir “les mangues“ pour manger (dans notre contexte au Togo pour ne pas parler du Blé). On dirait que ces pharisiens sont près à voir mourir de faim les disciples de Jésus que de les voir travailler pour manger et vivre le jour du Sabbat, puisque c’est la loi qui le dit. C’est comme dans un pays où l’état, pour protéger la population contre une épidémie (Coronavirus par exemple), décide de mettre couvre-feu. Et voilà que les mêmes personnes qui veulent éviter la mort des citoyens, donne l’ordre de frapper celui que le couvre-feu surprendra en ville jusqu’à mort, quelle contradiction ? C’est justement, ce que Jésus reproche aux pharisiens en disant « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat », autrement dit, la loi est faite pour l’homme et non l’homme pour la loi.

Prions donc le Seigneur de nous aider à juger nos frères et sœurs avec un cœur d’amour et à traiter leurs fautes avec miséricorde.

Que Dieu bénisse ses paroles dans nos cœurs

Père Auracio Eyram Brother Chrétien TEGBUI

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