« Moi je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance »

0
174

Ac 11, 1-18; Ps 41 (42), 2, 3 ; 42 (43), 3, 4 ; Jn 10, 1-10

Chers amis, cette affirmation de Jésus dans l’Evangile du jour, qui retentit en termes de gage d’une assurance de vie pour nous, après son discours de mise en garde contre le mercenaire, le bandit, le voleur qui n’a qu’un objectif, celui de détruire les brebis, est liée à la réalité de sa personne et de sa mission. En effet, il est la Parole de Vie, le Verbe de Dieu par qui tout a été fait, et Pierre, sous l’action du St Esprit nous dira : « En nul autre que lui, il n’y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver » (Ac 4,12). Son nom est Emmanuel, Dieu avec nous, il est « le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14,6)

Oui, aujourd’hui plus jamais, Jésus nous propose la Vie, sa Vie. Cette Vie ne se déroule pas pourtant comme un long fleuve tranquille, mais comme une succession de petits événements, bons ou moins bons, avec un sûr et heureux aboutissement à l’Événement final, le Salut. Jésus est ce Bon Pasteur qui se fait ami fidèle et tendre qui nous accompagne avec amour et patience en nous aidant à travers la lumière et la force du St Esprit à accepter et vivre sereinement chaque événement de nos vies.

Accepter et le suivre, c’est cela entrer en passant par lui qui est la porte, comme lui-même a accepté et suivi son Père en tout, pour entrer dans la Gloire. Nous devons être vigilants pour ne pas nous laisser distraire et détourner par l’ennemi qui est le voleur et le mercenaire qui se présente toujours à nous à travers ses suppôts qui ont toujours l’apparence du Bon Pasteur sans pour autant rien à avoir de Lui.

Ils proposent tout sauf le Message du salut, et tenons-nous bien, ils se présentent souvent au moment où nous sommes en difficultés. Il serait triste pour nous de désirer cette Vie en abondance de Jésus, sans regarder la nôtre aujourd’hui, ici et maintenant au prisme de sa propre vie et de son parcours sur terre. Mais soyons sûrs, Jésus, pour nous sauver, ne veut absolument pas nous mettre en croix. Il nous suffit juste de l’écouter et d’être patients et obéissants en tout. Il nous parle toujours.

Demandons la grâce du discernement pour pouvoir distinguer sa voix de celles des nombreux mercenaires extérieurs mais aussi intérieurs. « Oh ! si mon peuple m’écoutait, Si Israël marchait dans mes voies ! En un instant je confondrais leurs ennemis, Je tournerais ma main contre leurs adversaires » (Ps 81, 13-14). Dieu nous vienne en aide.

Père Eric AWITOR

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici