« Celui qui croit en moi, ce n’est pas en moi qu’il croit, mais en Celui qui m’a envoyé. »

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Ac 12, 24 – 13, 5; Ps 66 (67), 2-3, 5, 7-8; Jn 12, 44-50.

Pour se rendre accessible aux hommes, le mystère de la très Sainte Trinite s’est révélée dans le cours de l’histoire, dans le temps : temps du Père, temps du Fils et celui du St Esprit. Chacun des temps étant temps de Dieu.

En effet, Jésus-Christ Fils de Dieu est venu nous révéler le visage de Dieu, nom qui n’est pas qu’un attribut, un nom froid et vide de tout sentiment d’affection, mais un Père. Cette paternité de Dieu qui se révèle à nous et pour nous dans le Fils, porte en soi amour et tendresse, douceur et communion. Oui, communion, car désormais Dieu s’unit à nous par le Christ.

Le très lointain se fait très proche, l’inconnu se fait connaitre, l’inaccessible se rend accessible.  « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père ; comment dis-tu : Montre-nous le Père ? » (Jn 14,9), répondra Jésus à Philippe qui demandait à voir le Père. L’accepter et croire en Lui, c’est recevoir Dieu. Il est la lumière divine qui dissipe les ténèbres de nos vies, mais encore faudrait-il que nous-mêmes n’allions pas nous cacher à son passage.

Chers amis(es), Dieu est le Souverain Bien. Sa présence ne peut donc que nous apporter du bien. Dieu, ce Père tendre et bon n’a pas créé le mal, ni l’enfer. Il vient en son Fils pour nous proposer le salut et la vie. Et puisque sans Lui nous ne pouvons rien faire de bon, il laisse encore à notre disposition sa grâce qui seule peut nous aider à entrer vraiment en possession des biens qu’il nous propose.

Il ne refuse jamais sa grâce à personne. C’est le refus de demander cette grâce et de collaborer avec, qui devient condamnation. Et aussi, c’est le refus de sa Personne qui est Vie, qui devient l’enfer. L’enfer c’est alors vivre l’absence de Dieu. Ce n’est pas un lieu préparé par Dieu pour y parquer les insoumis, mais c’est chacun par contre qui se crée son ‘’enfer mignon’’.  

Nous Lui appartenons que nous le voulions ou non. Nous n’avons pas le choix en tout cas. Il nous propose, il nous donne tout ce qui doit contribuer à notre salut. Assumons bien notre liberté de choix. « Vois, je mets aujourd’hui devant toi la vie et le bien, la mort et le mal. Car je te prescris aujourd’hui d’aimer l’Eternel, ton Dieu, de marcher dans ses voies, et d’observer ses commandements, ses lois et ses ordonnances, afin que tu vives… » (Dt 30,15-16).

On vient de Lui et on retournera à Lui. Pressons-nous de dire oui à Dieu, de lui dire de venir prendre place dans nos vies. Une chose est sûre, on ne sera pas déçu. Puisse sa grâce nous guider vers des choix de grâce.

Père Eric AWITOR.   

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