« Si c’est toi le Christ, dis-le-nous ouvertement !»

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Ac 11, 19-26; Ps 86 (87), 1-3, 4-5, 6-7; Jn 10, 22-30

C’est toujours eux ! Ces contemporains de Jésus, ces juifs, pourquoi avaient-ils autant de mal à croire au Bon Jésus et à son si beau message ?
Mes frères, mes sœurs, ne nous y trompons pas, au-delà de tout, reconnaissons que Jésus, de par sa naissance, en passant par sa vie de prédicateur et de « faiseur de miracles itinérant’’ pour aboutir à sa Passion et sa mort, n’avait apparemment rien du Messie, du Sauveur, du Christ attendu.

Ses miracles, des prestidigitateurs avant lui, et de son temps en ont presque autant fait. Son message de paix, d’amour, d’humilité, de pardon et autres, on en trouve aussi aujourd’hui dans d’autre religions à l’instar du bouddhisme. Comprenons donc un peu les juifs du temps Jésus.


La foi en Jésus en effet, commence d’abord par une rencontre toujours initiée par lui-même et qui nécessite d’être acceptée, rencontre qui devient écoute mutuelle (Il nous écoute aussi toujours), écoute de cœur, écoute attentive et confiante. Cette écoute plonge dans la connaissance progressive du Maître. Il ne s’agit pas ici seulement de la connaissance livresque ou intellectuelle, mais aussi et surtout celle spirituelle et intime qui se déploie dans l’EXPERIENCE quotidienne que l’on fait de Lui et avec Lui. Tout ceci en toute liberté.

Nous parlions hier de l’écoute et Jésus le confirme aujourd’hui : « mes brebis écoutent ma voix. » Les vraies brebis, nous le voyons clairement, sont celles qui écoutent. C’est à ces conditions qu’on sera vraiment de ceux qui le suivent, et partant, la main du Seigneur sera avec nous comme ceux de la première lecture qui ont adhéré à Jésus en écoutant la Bonne Nouvelle, et la Vie Eternelle sera nôtre. Jésus est le seul qui est mort et ressuscité et toujours vivant. Nous proclamons toujours sa toute-puissance et sa grandeur, mais finalement, il semble qu’Il n’est tout Puissant et très Grand pour nous que quand il agit ‘’puissamment’’ dans nos vies, dans nos besoins actuels et sensibles. Mais quand dans sa toute puissance et grandeur, Il choisit le ‘’silence’’, ou préfère agir à sa façon, ça nous pose problème.

Avouons-le, nous préférons souvent le Christ que nous voulons, celui taillé sur notre mesure, pas le Fils de Dieu. Alors que c’est lui-même qui a dit que « jamais ils ne périront ». Il fera toujours tout pour notre bien quelque soit le mode opératoire.

Chers amis, près de Lui, dans ses mains, nous sommes toujours en sécurité car nous sommes des fils et filles de la douleur. Il nous a donné naissance à la Croix et jamais ne nous abandonnera. « Est-ce qu’une femme peut oublier son petit enfant, ne pas chérir le fils de ses entrailles ? Même si elle pouvait l’oublier, moi, je ne t’oublierai pas. » (Is 49,15). Mais l’amer constat est que malgré les signes quotidiens du Seigneur dans nos vies, il nous est difficile d’être satisfaits.

Nous demandons toujours et encore plus, nous voyons toujours au-delà de ce qu’il nous offre, nous plongeant du coup nous-mêmes dans une angoisse indescriptible qui ne fait que nous éloigner de Lui. Son union avec le Père, c’est notre union avec le Père. N’ayons pas peurs, suivons-le, allons où Il nous conduits même si nous n’en savons rien. L’important c’est de l’avoir comme unique Berger et guide. Elayi godoo.

Père Eric AWITOR.

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