ça n’arrive pas qu’aux autres…

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Rm 8, 26-30; Ps 12; Luc 13,22-30

Dieu est omniscient. Il sait, par son Esprit, non seulement ce dont nous avons besoin, mais il le sait mieux que nous. Oui, « l’Esprit lui-même intercède pour nous par des gémissements. Et Dieu qui scrute les cœurs, connait les intentions de l’Esprit. »

Bien aimés de Dieu, l’amour de Dieu est pour nous et ne se mesure pas. Il est infiniment grand et bon. Bref, il est tout ce qui est bienfaisant. Cependant, ce même amour est très exigeant, voir rigoureux. Ce n’est pas parce que Dieu nous aime que nous ne devons pas faire d’effort. La tentation est de dire : «  Dieu lui-même sait déjà ce qu’il me faut ; il doit donc se débrouiller pour me satisfaire ». Nous ne le disons peut être pas vertement. Néanmoins, certains de nos actes et quelques paroles ne l’expriment que trop. Faisons notre part !

Dans l’Evangile en effet, Jésus nous rappelle que l’effort pour le royaume de Dieu doit être constant ; ou mieux, progressif : « Efforcez-vous, dit-il, d’entrer par la porte étroite. ».

Notre monde aujourd’hui, frères et sœurs, est rempli d’arrogance, de violence et surtout d’injustice. Or, cette dernière, particulièrement dans l’ancien testament, a le plus souvent provoqué la colère de Dieu : oui Dieu n’aime pas l’injustice sociale.

Jésus à son tour, dans la page évangélique, n’y va pas par quatre chemins : « lorsque le maitre de maison se sera levé pour fermer la porte … Il vous répondra : ‘’ Je ne sais pas d’où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l’injustice ‘’.  

Comme remède ou prévention contre la colère de Dieu, au risque de nous voir rejetés aussi, le pape Benoit XVI disait : « le vrai remède aux blessures de l’humanité- matérielles comme la faim et les injustices, ou psychologiques et morales, provoquées par un faux bien-être- est une règle de vie fondée sur l’amour fraternel ; qui a sa source dans l’amour de Dieu. Pour cela il faut abandonner le chemin de l’arrogance et de la violence utilisée pour se procurer des positions de pouvoir toujours plus grand, pour s’assurer le succès à tout prix » (Angélus, place St Pierre, dimanche le 3 juillet 2011). Efforçons nous donc d’être de ceux qui luttent pour le bien et la justice, autant que faire se peut.

Allons à Jésus qui nous appelle : « Devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur ». (Mt 11,28). Des fois nous prêchons de bonnes paroles et donnons de beaux conseils, mais reconnaissons que nos actes n’abondent pas forcement dans le même sens que ces paroles. Et il faut dire cela n’arrive pas qu’aux autres… Nous avons tous besoin du secours de la grâce. Que la Vierge Marie intercède pour nous.

Abbé Sylvestre Euloge AGBELEKPO FIADZE

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