LA BÉATITUDE ÉTERNELLE

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  • Ap 7, 2-4. 9-14; Ps 23 (24); 1 Jn 3, 1-3; Mt 5, 1-12

Frères et sœurs bien aimés,

Toute l’Eglise célèbre en ce jour la mémoire de la multitude des saints. Ces hommes et femmes de toutes,  langues, peuples et nations, ont été durant leur vie, témoins de l’évangile auprès de leurs frères humains. Ils siègent désormais dans la gloire de Dieu.

Dieu nous a créés à son image et à sa ressemblance, en faisant que nous ne soyons pas seulement un paquet de matière organisée, mais que nous ayons une âme. Et il a mis, en cette âme, une soif d’absolu que rien, sur la terre, ne peut combler : La soif de Dieu.

La fête de tous les saints célèbre la réussite du plan d’amour de Dieu sur l’homme. Des millions de personnes sont déjà dans le bonheur éternel de Dieu, et intercèdent pour nous auprès de Lui, afin que nous les rejoignions un jour.

 Leur joie n’est plus mêlée d’inquiétude, car ils savent que, désormais, plus rien ne peut les séparer de Celui qu’ils aiment. Ils sont avec Lui pour toujours.

Frères et sœurs, la  contemplation de Dieu, dans l’éternité, n’est pas un simple regard extérieur; c’est une transformation intérieure.

Ainsi, bien que nous restions des personnes distinctes de Dieu, l’acte de notre volonté sera, pour ainsi dire, une participation du vouloir divin, en sorte que nous voudrons tout comme Dieu le veut et par participation à son vouloir, et que, même notre Salut nous réjouira moins en tant qu’il est ‘notre’ salut, qu’en tant qu’il est l’accomplissement de la volonté de Dieu sur nous.

Cette compréhension de ce que sera notre union éternelle à Dieu n’est pas sans importance pour notre vie ici-bas, car, ce qui trouvera son accomplissement dans l’au-delà, sera ce que nous aurons déjà commencé à vivre dès maintenant.

La Vie Eternelle, en un sens commence dès cette terre.

Dieu ne pourra combler notre attente que si cette attente existe.  Il ne pourra combler notre amour que si cet amour n’est pas mort.  Nous ne pourrons goûter le bonheur de partager le vouloir divin et d’en voir l’accomplissement, que si, déjà pendant notre existence terrestre, nous avons cherché à vouloir ce que Dieu veut.

Et il serait vain de croire que nous serions aptes à bénéficier, après notre mort, de la vision de Dieu, si nous avions, ici-bas, négligé toute occasion de Le connaître.

Dieu mènera à son achèvement ce que nous l’aurons laissé accomplir en nous. Si nous lui avons fermé la porte, nous resterons emmurés pour l’éternité. Saints de Dieu, priez pour nous, afin que nos pas se mêlent à vos pas à la suite de Jésus-Christ vers le bonheur éternel. Amen !

Abbé Paul TAMEKLOE, vicaire à la paroisse Notre-Dame de la Miséricorde d’Attiégou II

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