A qui irions-nous Seigneur ?

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Dn 12,1-3/ Ps :15(16)/ 2Hb :10,11-14.18/ Mc 13,24-32

Bien-aimés du Seigneur !
A travers les textes de ce trente-troisième dimanche qui nous parlent de la venue du Seigneur, nous percevons que nous approchons de la fin de l’année liturgique B.
Les lectures de ce jour relèvent d’un genre apocalyptique et non d’un livre d’histoire.

La première lecture a été écrite dans un contexte et doit être interprétée dans ce contexte ; nous y retrouvons beaucoup d’images qui font passer un message important. C’est une littérature qui donne de l’espoir à un peuple qui traverse de grandes difficultés. Le peuple d’Israël subissait l’atroce persécution du roi Epiphane Antiochus IV. C’est dans cette situation que le prophète Daniel invite le peuple à ne pas renier la foi, mais à garder la foi en Dieu parce que : « ceux qui ont de l’intelligence resplendiront comme la splendeur du firmament et ceux qui sont des maitres de justice pour la multitude brilleront comme les étoiles pour toujours et à jamais ». (Dn 12,2). Daniel promet la restauration du peuple d’Israël, même ceux qui ont péri dans les persécutions se réveilleront, ils ressusciteront, Dieu leur donnera le salut.

Jésus dans l’évangile nous parle de son retour en utilisant un langage apocalyptique avec des images faisant référence à la fin des temps. La déclaration de jésus à propos du soleil s’obscurcissant, de la lune refusant de donner sa lumière et des étoiles tombant du ciel sont des signes assez dérangeants et terrifiants qui font allusion à la fin des temps.
Il est à noter que certains prédicateurs considèrent cela comme une information historique et traumatisent leur auditoire dans le présent avec l’idée d’une future catastrophe qui s’abattra sur le monde. Une telle compréhension de ce passage a conduit bon nombre à spéculer sur la fin du monde, certains ont essayé de déterminer les dates précises de la fin du monde. « Quant à ce jour et cette heure-là, nul ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le fils, mais seulement le Père » nous dit jésus…
Jésus dans le texte évangélique de ce jour, exhorte ses disciples à garder la foi dans un contexte où il y’avait des scènes et évènements changeants sur le plan socio politique.

En somme ; il leur dit : tout passera, même les choses qui sont considérées comme permanentes symbolisées par le soleil, la lune et les étoiles. Tous ces éléments de la nature ne sont aucunement éternels ; elles passeront. La chose qui demeurera est la parole de Dieu. La parole de Dieu est la vie, elle donne la vie. La parole de Dieu est une personne, Jésus, il est le verbe incarné de Dieu c’est-à dire le verbe de Dieu. « A qui irions-nous Seigneur ? tu as les paroles de la vie éternelle » dira Pierre ! (Jn 6,68). Par son unique offrande il a mené pour toujours à leur perfection ceux qu’il sanctifie. (Hb 10, 14)

Bien-aimés le grand défi pour nous chrétiens aujourd’hui est de demeurer dans cette Parole et y plonger toute notre vie pour notre bonheur. Quel que soit la noblesse d’un plaisir terrestre, il est éphémère, ça ne durera pas. Retenons qu’un homme opulent aujourd’hui est un cadavre demain, par conséquent nous devons aller à la recherche de ce qui est éternel, en ayant les yeux fixés sur les torrents de bénédictions qui nous attendent en Jésus-Christ. Aucune situation n’est permanente, tout sur la terre passera, mais ceux qui sont en Jésus-Christ et avec lui ne passeront jamais.

Prions : Seigneur tu as les paroles de la Vie éternelle ! que malgré les vicissitudes de la vie, je demeure toujours dans cette parole qui ne passera jamais. Amen !

Père jean- Evans KPANKOU ( Aumônier au Collège Saint Joseph de Lomé)

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