Le mal a une durée de vie limitée, mais le Bonheur est éternel !

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Aujourd’hui, nous assistons à la mort tragique d’un innocent qui, n’a existé que pour les autres ; un homme qui a été tué parce qu’il fait trop de biens ; le Serviteur qui a librement donné sa vie pourque les autres aient la vie en abondance. Cet innocent, cet homme, ce Serviteur s’appelle Jésus-Christ. Il a été maltraité, abandonné de tous, frappé, défiguré, et sauvagement exécuté parce qu’il mangeait avec les pauvres, les exclus ; parce qu’il était ami des prostitués, des voleurs, des pécheurs.  C’est cet homme bafoué, déconsidéré, défiguré, transpercé qui ouvre à l’humanité une trouée de lumière dans notre nuit. C’est cet homme souffrant que je nous invite à contempler aujourd’hui dans tous ceux qui souffrent autour de nous.

Contemplons Jésus bafoué dans tous ceux qui ne savent pas se défendre, qui n’ont pas l’instruction, ceux qui sortent des prisons et ne trouvent pas d’embauche. Contemplons Jésus déconsidéré dans le haut cadre et l’ouvrier âgés qu’on déclasse ou renvoie, dans la maman célibataire, dans l’immigré, dans tous ces jeunes traités d’asociaux mais sans débouchés au sortir des écoles. Contemplons Jésus défiguré, dans tous ces hommes et femmes abimés par l’alcool, la drogue, la prostitution, dans ces enfants dévitalisés par la faim ou la sous-alimentation. Contemplons enfin Jésus transpercé et mort sur la croix dans tous ceux que les guerres, la pandémie du Coronavirus, les accidents de la route ou du travail tuent ou mutilent, dans tous ces enfants maltraités dans leur corps ou leur esprit. Tous ceux-là sont les victimes du péché du monde que Jésus est venu enlever au prix de sa mort. En contemplant aujourd’hui Jésus souffrant, nous nous unissons à eux dans leur peine.

L’expérience que Jésus a faite de la souffrance, de la méchanceté humaine lui permet de comprendre nos faiblesses dans l’épreuve. Nul ne peut désormais se dire solitaire ou abandonné dans sa peine. Dieu est désormais à nos côtés face à la souffrance. Et c’est ce que Jésus nous a montré. Il n’est pas venu enlever la souffrance, mais il est venu souffrir avec nous. Il est venu nous donner la force afin que nous puissions réconforter ceux qui n’en peuvent plus. Le grand cri de Jésus : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » n’est ni un cri de désespoir, ni un cri de doute, mais un cri de détresse devant le silence de Dieu. C’est la prière de l’homme souffrant. Cet homme, Dieu ne l’a pas abandonné. Il a été exaucé, car il a mis sa confiance dans le Seigneur. Ses cris de détresse sont changés en des cris de joie. Soyons rassurés : le mal a une durée de vie limitée, mais le Bonheur est éternel.

Père Martin Davakan, O.S.A, Supérieur de l’Ordre de Saint Augustin au Togo, couvent Sainte Rita Lomé.

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