Celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. Jn 6,37

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Dans l’Evangile de ce jour, où nous poursuivons le discours sur le Pain de vie, Jésus rappelle deux actes fondamentaux à poser par le chrétien : aller et croire. Deux actes indissociables, puisque l’on ne peut aller que là où existe une certaine sécurité, une garantie, une assurance bonheur. On ne peut se tourner que vers celui qui suscite en nous une certaine confiance. Rappelons-nous la question des premiers disciples : Rabbi où demeures-tu ? Et la réponse de Jésus : venez et voyez ?  Jn 1,38-39. Aller à Jésus, demeure l’unique voie de salut pour l’homme.

Dans un monde où se lèvent un peu partout des vendeurs de bonheurs éphémères, dans une société où pilulent tant de gourous prétendant réaliser pour l’homme des exploits mais de courtes durées et au prix de terribles sacrifices, parfois de vies humaines, soyons convaincus que le Christ est l’unique Rédempteur de l’homme. C’est la raison pour laquelle il est venu dans notre monde et c’est la volonté de son Père de racheter le genre humain : je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. Or la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. Telle est la volonté du Père et telle est la mission du Fils : le salut de l’homme. Toutefois, l’homme reste libre devant un choix : aller à Jésus ou le rejeter. Aller à Jésus, c’est donc professer sa foi, croire qu’il est celui qui donne la vie éternelle, qu’il est celui qui comble nos soifs et nos faims. C’est le deuxième acte salutaire : croire. Celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. Celui qui croit au Fils ne connaitra jamais la peur, le découragement, la solitude, le doute, la mort. Car le Ressuscité sera toujours avec lui dans les vicissitudes de cette vie. La communion que nous recevons à chaque célébration eucharistique, si vraiment, nous la recevons dignement et avec foi, nous avancerons en toute quiétude sur les routes de ce monde.

La foi allie donc une conversion pour que la rencontre avec le Seigneur porte des fruits en abondance, soit source de vie éternelle. Or la vie éternelle dit Jésus : c’est qu’ils te connaissent toi le seul vrai Dieu et Celui que tu as envoyé Jn 17,3. Conversion et foi participent d’une seule et même démarche. Se convertir, changer la direction de sa vie, c’est avoir assez de foi pour renoncer à se considérer comme centre absolu et comme autosuffisant, pour miser notre vie, notre avenir, notre recherche du bonheur sur Jésus, qui nous appelle à le reconnaître et à le suivre. Aller à Jésus, se convertir, c’est accueillir dans la foi cette initiative gratuite, imprévisible, de Dieu qui a décidé, en Jésus, de nous visiter en personne pour nous sauver, c’est-à-dire pour nous faire entrer dans un bonheur sans fin.

Aller à Jésus, c’est finalement accepter d’être sauvé gratuitement et de mettre sa vie en harmonie avec cet évènement. Osons dire comme Pierre : à qui irions-nous Seigneur ? Tu as les Parole de la vie éternelle (Jn 6, 68) ; tu es le Pain de la vie, tu es la Lumière, le Chemin, la Vérité et la Vie, tu es le tout de ma vie. Amen.

Frère Édouard-Aimé NOUCHET, Franciscain Formateur Fraternité d’Adidogome

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