À qui irions-nous Seigneur ? Tu as les paroles de la vie éternelle

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Nous arrivons aujourd’hui à la conclusion du discours de Jésus sur le Pain de vie. Ce discours s’achève sur une question pertinente et fondamentale dont la réponse doit orienter l’avenir des disciples avec leur Maître : le quitter ou rester avec lui. Voulez-vous partir vous aussi ? Oui, l’enseignement de Jésus s’est révélé dur pour certains de ses auditeurs, qui ont préféré rentrer chez eux, retourner à leurs habitudes, que de rester à écouter ce qu’ils jugent inadmissible. Cette parole est rude ! Qui peut l’entendre ? Jn 6, 60. La Parole de Dieu nous heurte, nous scandalise, lorsque nous ne sommes pas prêts à opérer des sacrifices qu’elle exige. La parole de Dieu nous dérange ou nous perturbe lorsqu’elle ne répond pas à nos ambitions parfois bien démesurées ou nos plans anti fraternels. Nous préférons souvent que l’Evangile s’accorde à nos pensées, alors que c’est bien le contraire qui doit s’opérer pour notre conversion. Il nous faut nous ouvrir à l’Esprit qui seul fait vivre, et nous aide à pénétrer le sens caché des mystères du Royaume. Comme le dit saint Jean Chrysostome : Il faut entendre spirituellement ce que je viens de dire…si vous prenez mes paroles dans un sens charnel, vous n’en retirerez aucune utilité. Or entendre ces paroles dans un sens charnel, c’est ne voir que ce qui frappe les yeux sans aller au-delà.

Après un enseignement il faut être capable de poser des actes matures et responsables. Jésus, en vrai pédagogue soumet ses disciples à un test décisif, celui du choix. Voulez-vous partir vous aussi ? La liberté de l’homme à l’épreuve, devant le plan de salut de Dieu. La foi, la vie spirituelle ne peut jamais être une affaire de suivisme, d’affinité, ou de neutralité ; c’est une affaire de conviction et d’intimité personnelle avec Dieu. C’est ce que vient confirmer cette déclaration solennelle de Simon-Pierre au nom du collège des douze : Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu. C’est à cette confession de foi que nous engagent notre baptême et notre identité chrétienne, et il nous faut toujours rester accrochés à cette foi, contre vents et marrées, en plein milieu de nos tempêtes, dans la musique de nos fêtes, dans le ciel tout remplis d’orage, devant cette pandémie du Corona virus, croire au Christ et demeurer avec Lui.

Oui frères et sœurs prenons encore ce matin le temps de renouveler nos engagements à la suite du Christ, le Saint de Dieu, l’unique Rédempteur de l’homme. Enflammés du feu pascal puissions-nous chanter avec allégresse ce beau cantique liturgique :


Tu es là au cœur de nos vies et c’est toi qui nous fait vivre, tu es là au cœur de nos vies, bien vivant ô Jésus-Christ.

Frère Édouard-Aimé NOUCHET, Franciscain Formateur Fraternité d’Adidogome

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