Le monde et les livres ne peuvent contenir ce que Jesus a fait !

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Cette première conclusion de l’Évangile (chapitre 20), Jésus a opéré sous les yeux de ses disciples bien d’autres signes qui ne sont pas consignés dans ce livre (v. 30-31), nous lance un appel : ne fermons pas, ne refermons jamais la lecture des signes qui n’ont pas été consignés. Ce qui est écrit sur Jésus n’est qu’une infime partie du tout.

Cela est vrai même si nous réunissons ensemble les quatre évangiles. Jean a retracé pour nous quelques-unes des paroles qu’il a touché du Verbe de Vie (1 Jn, 1,2). Elles sont suffisantes pour nous convaincre que, dans la Parole qu’il a vu, entendu incarnée, il a vu le Christ, le Fils de Dieu. Nous ne pourrons jamais sonder à fond tout ce que Jésus a fait et dit parce qu’il porte le sceau d’une Parole incréée. Le monde et les livres ne peuvent contenir cela.Celui qui contemple au quotidien dans sa lectio divina ou son heure d’adoration les signes qui n’ont pas été écrits, ne mourra pas. Ne fermons pas ce livre, ne cessons pas de lire les signes qui n’ont pas été écrits et nos vies se transformeront en un quatrième évangile, toujours inachevé et toujours en construction. C’est sur cette note que se termine cet évangile.

Que l’Esprit saint nous aide à maintenir en état d’alerte en nous cet appel final de l’Évangile de saint Jean. Qu’il souffle en nous un vent de nouveauté assez puissant pour garder ouvert ce livre pour que se répande le bruit que nous ne connaîtrons pas la mort jusqu’à ce qu’il revienne. AMEN.

Père Joseph Bassitom, diocèse d’Aneho-Togo

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