Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle

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Bien chers lecteurs d’Allégresse, Dieu a établi avec les hommes une Alliance éternelle qui a commencé avec le peuple d’Israël et qui durera jusqu’à la fin du monde. Le contenu de cette alliance est fondé sur la révélation : Dieu s’est révélé aux hommes comme un Dieu Père, Unique ; il n’y a pas d’autres dieux qui peuvent s’égaler au Dieu unique. L’homme est appelé à l’adorer : « Tu adoreras un seul Dieu et tu l’aimeras par-dessus tout », car « je suis un Dieu jaloux. »

Quand Israël est fidèle à cette alliance, il bénéficie de la puissance protectrice de Dieu contre les ennemis du peuple. Mais quand Israël se détourne de Dieu pour adorer d’autres dieux, il fait l’expérience de « l’abandon » de Dieu qui livre son peuple aux ennemis. La première lecture de ce jour nous raconte cette douloureuse expérience d’Israël qui est tombé dans les mains d’un roi païen, le roi d’Assour. Plusieurs fois, Dieu avait montré à son peuple qu’il faut qu’il se convertisse parce qu’il s’est détourné de ses commandements : « Détournez-vous de votre conduite mauvaise. Observez mes commandements et mes décrets, selon toute la Loi que j’ai prescrite à vos pères et que je leur ai fait parvenir par l’intermédiaire de mes serviteurs les prophètes. » L’annonce de la bonne nouvelle est marquée profondément par l’invitation à la conversion.

Jean-Baptiste et Jésus lui-même ont commencé leur ministère par ces paroles si fortes : « Convertissez-vous car le royaume des cieux est tout proche. » la conversion consiste à se détourner du mauvais chemin sur lequel nous marchons pour aller sur le bon chemin, le chemin de Dieu, de l’amour, le chemin qui mène à la vie, à Jésus, à Dieu. Pour que cette conversion soit effective, il faut se reconnaître d’abord pécheur, renoncer au péché et devenir lumière pour Dieu et pour les hommes. Il faut un travail sur soi, au plus profond du cœur. C’est ce à quoi l’évangile de ce jour nous invite.

Trop souvent, nous nous déclarons saints en face des autres que nous traitons comme pécheurs. Dans beaucoup de scènes de ménage, dans nos relations familiales, nous rencontrons des jugements sur le prochain : jugement de l’homme sur sa femme, accusation des parents à l’encontre des enfants ; commérages de tel sur l’habillement de tel autre ; des cercles d’amis se constituent dès fois uniquement que pour dire de mauvaises choses sur telle ou telle personne. Tout ceci est un frein à la croissance vers la sainteté. Nous tous sommes pécheurs et nous devons nous convertir ; le jugement appartient à Dieu seul et chacun sera jugé personnellement devant Dieu un jour.

Par ailleurs, le chrétien ne peut pas susciter la conversion autour de lui, dans ce monde s’il demeure dans l’imperfection. Sommes-nous meilleurs que nos chefs d’état, les prisonniers, les voleurs, les drogués, les prostituées…. ? La finale de l’évangile de ce jour nous interpelle tous : « Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. » Amen !

Père Thierry GUEFLI

1 COMMENTAIRE

  1. Merci Père pour votre message. Bien souvent vous sommes confrontés à ces situations où nous devons d’abord enlever la poutre dans notre œil avant de demander à l’autre d’enlever la paille de son œil. Mais c’est souvent après que nous le remarquons. Que le Saint Esprit nous y aidez! Amen!!

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