Confiance et humilité en Dieu

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Bien-aimés, nous sommes ramenés avec la liturgie de ce jour à ces deux éléments essentiels voir incontournables pour notre vie spirituelle : la confiance et l’humilité en Dieu. Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris : que le nom du Seigneur soit béni. Tels sont les propos de Job, terrassé par un cortège d’épreuves terrifiants. Job, c’est l’image de l’homme terrassé mais non anéanti. C’est le visage de l’homme qui semble avoir tout perdu aux yeux de son entourage, mais qui possède un trésor inestimable : la foi, la confiance en Dieu, comme l’exprime le psalmiste : j’ai gardé le chemin prescrit, j’ai tenu mes pas sur tes traces, jamais mon pied n’a trébuché. Nous avons tendance à remettre ordinairement ces paroles fortes de Job dans un contexte funèbre, au cours des obsèques. Cependant, aussi bien qu’il soit vivant, le chrétien est celui qui est appelé à confesser toujours et partout, en toutes circonstances, cette conviction fondamentale : à Dieu seul revient le dernier mot. Nu je suis sorti du ventre de ma mère, nu j’y retournerai. Si nous sommes conscients de cette vérité, toute notre vie sera guidée par une lumière intérieure d’abaissement et d’abandon quelque soient les situations que nous traversons. En tout cela nous dit le texte, Job ne commit pas de péché, il n’adressa à Dieu aucune parole déplacée.

Frères et sœurs, sommes-nous capables d’une telle grandeur d’âme et de foi ? N’avons-nous pas tendance à parler contre Dieu ? A lui demander des comptes durant nos heures sombres ? Certains ne vont-ils pas très loin, jusqu’à nier l’existence du Dieu Créateur miséricordieux, ou quitter l’Église devant les vicissitudes de cette vie ? Demandons au Seigneur d’augmenter sans cesse notre confiance en lui, comme un petit enfant dans les bras de sa mère. Cette confiance va toujours avec l’humilité à laquelle Jésus invite ses disciples dans l’Evangile : le plus petit d’entre vous tous, c’est celui-là qui est grand. Qui n’est pas contre vous est pour vous. Le petit, c’est celui qui s’abandonne à la Providence comme Job, comme Marie, humble servante du Seigneur. Que le Seigneur nous préserve de tout esprit d’orgueil, de grandeur et de domination dans nos relations personnelles, et dans toutes nos réalisations, lui qui s’est abaissé librement pour nous élever, lui qui est vivant, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.

Que la prière du psalmiste nous accompagne tout au long de cette journée : Toi, le Dieu qui répond : écoute-moi, entends ce que je dis. Montre les merveilles de ta grâce, toi qui libères de l’agresseur ceux qui se réfugient sous ta droite.

Fr Édouard Aimé de Dieu NOUCHET, formateur des frères franciscains, Couvent d’Adidogome

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