Foi et suite radicales du Christ

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La liturgie de ce jour nous remet devant deux piliers importants de la vie spirituelle : la foi et la suite du Christ, mais une foi et une suite radicales.

C’est avec Job que nous apprenons à découvrir davantage qui est Dieu et à confesser une foi inébranlable en Lui. Prenant la parole, Job répondit à ses amis : comment l’homme pourrait-il avoir raison contre Dieu ? Si l’on s’avise de discuter avec lui, on ne trouvera pas à lui répondre une fois sur mille. Il est l’auteur de grandes œuvres, insondables, d’innombrables merveilles. Il est plein de sagesse et d’une force invincible, on ne lui tient pas tête impunément. Devant ce Dieu hors pair, Job ne peut que s’abaisser et s’abandonner à sa toute-puissance.

Se remettre totalement à la Providence, telle est aussi la condition première que Jésus présente à tous ceux et celles qui se déclarent disposés à le suivre, à embrasser la mission. Je te suivrai partout où tu iras. Suivre le Christ, ne se résume pas à une belle déclaration de bonne foi, ni une affaire de planification stratégique. La suite du Christ peut engendrer parfois des ruptures ou des choix déchirants ou douloureux. Elle peut demander même un dépassement des liens spirituels sur les liens de sang, tel le cas de celui qui désire aller faire d’abord ses adieux aux gens de sa maison, et qui reçoit comme réponse de la part de Jésus : quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière n’est pas fait pour le Royaume des cieux. Un proverbe du sud Togo dit : « on ne peut répondre à l’appel de son nom, et chercher encore à se cacher ». Lorsque le Seigneur nous veut, il nous veut ici et maintenant, là où nous sommes, là où nous vivons.

Il nous veut aujourd’hui et sur le champ, comme jadis : Abraham, Matthieu le publicain, Zachée, la Vierge Marie, et tous ceux qui ont abandonné leurs sécurités, leurs conforts, leurs projets personnels, en raison de ce bien qui surpasse tous les autres biens, cette joie qui surpasse toutes les joies : faire la volonté de Dieu et de celui qu’Il a envoyé.

Par l’intercession de saint Jérôme, que nous fêtons aujourd’hui, pour qui, ignorer les Ecritures, c’est ignorer le Christ, demandons au Seigneur de nous accorder une foi solide et un esprit d’abandon ; que nous puissions arriver à dire comme saint Paul : je considère tout comme des ordures, afin de gagner un seul avantage, le Christ, en lui, d’être reconnu juste. Ph 3, 8-9.

Fr Édouard Aimé de Dieu NOUCHET, formateur des frères franciscains, Couvent d’Adidogome

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