Prends courage; ne crains pas!

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Après cinquante années d’exil, d’atrocités sous le roi Nabuchodonosor le peuple d’Israël a de quoi perdre courage. Dans la première lecture du jour, le prophète Isaïe les rassure de cette venue du Seigneur qui ne va pas tarder. Bientôt il va agir. «Fortifiez les mains défaillantes, affermissez les genoux qui fléchissent, dites aux gens qui s’affolent : Prenez courage, ne craignez pas » (Is 35, 3-4) car Dieu lui-même vient nous sauver. Le Seigneur annonce la fin de l’exil des Israélites à Babylone. Quelle bonne nouvelle ! Cela peut avoir pour nous aujourd’hui un sens spirituel. L’exil peut signifier pour nous tout ce qui rend l’homme esclave, privé de sa liberté d’enfant de Dieu ; tout ce qui ruine, paralyse et détruit l’homme. Le Seigneur vient nous libérer des exiles de toutes sortes. Lui seul peut nous libérer. Désormais, c’est lui qui combat pour nous et avec nous. Ne permettons pas à l’ennemi de nous intimider en créant en nous la peur et le doute. Mais d’abord, nous devons identifier l’exil en nous et laisser Dieu se venger en notre nom.

Dans cette lecture (Is 35, 1-10), le prophète Isaïe nous donne un sens profond de l’expression « Vengeance de Dieu ». Il ne s’agit pas d’une vengeance contre les hommes, mais une vengeance au profit de l’homme ; une vengeance contre tout ce qui détruit et abime l’homme. Dieu prend sa vengeance contre le mal qui ruine son peuple. Et c’est pourquoi il a proclamé la libération totale de son peuple par la bouche de son serviteur Isaïe. Ce texte nous interpelle et nous appelle à ne pas perdre le courage, mais à faire confiance au Seigneur. Nous ressentissions parfois une impuissance devant les besoins du monde, devant la souffrance. Nous sommes alors souvent tentés de baisser les bras ; d’abandonner tout, surtout lorsque l’impatience prend le dessus. C’est une bonne nouvelle pour nous de savoir que Dieu se met à notre côté pour lutter contre le mal. C’est une consolation, un soulagement de se savoir aimé (e) par ce Dieu qui vient nous sauver de tout ce qui nous empêche de vivre notre liberté d’enfant de Dieu.

Quelle que soit l’humiliation physique ou morale que nous ayons subie, il veut nous libérer, il veut nous renouveler, nous restaurer et nous recréer. Chers frère, chère sœur, tout n’est jamais joué pour Dieu. Espère le Seigneur, sois fort et prends courage. Espère le Seigneur ! Bientôt, tu auras la bouche pleine de rire et tu diras en rendant gloire à Dieu « J’ai vu des choses extraordinaires, aujourd’hui ! »

Père Martin DAVAKAN

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