Contempler avec Anne le visage de Dieu dans celui du Christ

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1 Jn 2, 12-17 / Ps 95 (96), 7-8a, 8b-9, 10) / Lc 2, 36-40.

Saint Luc nous parle aujourd’hui de cette très vieille dame, une certaine Anne, une habituée du temple qui, dit-il, reconnaît aussi l’enfant comme le vieillard Syméon. Provenant d’une tribu insignifiante, elle était connue pour ses grâces spirituelles (son nom lui-même signifie « grâce »).

Elle avait reçu le don de la prière et de la prophétie persévérantes ; son style de vie, fait de renoncement à soi-même, de jeûne et de veille, ajoutait de l’importance à sa prière d’intercession pour son peuple. Anne et Syméon nous montrent que les hommes et les femmes sont égaux devant Dieu et que chacun peut recevoir les dons du Saint-Esprit. Anne avait consacré son veuvage à Dieu, devenant un modèle pour de nombreuses veuves chrétiennes.

Comment ne pas penser aux nombreuses dames pieuses qui assistent chaque jour à nos messes quotidiennes, souvent les seules, se préparant avec un chapelet ou le chemin de croix ? Des gens simples, qui ne suivent pas tellement les ruminations théologiques des prêtres, qui parfois grognent même et ne comprennent pas certains choix mais qui sont présents et fidèles jusqu’au bout. Des gens qui, eux aussi, expérimentent le salut, achèvent leur chemin de vie dans la fidélité et l’humilité. Anne, fille de Phanuel, est leur patronne, leur protectrice et nous montre un chemin fait de vie quotidienne et d’humbles services dans la maison de Dieu.

L’esprit juif était fasciné par l’étymologie des noms ; il peut être intéressant, alors, de savoir que Phanuel signifie « visage de Dieu » : Anne, sa fille, a réellement vu le visage de Dieu dans celui du Christ.

Abbé AKLADJE Georges, Petit Séminaire Saint Pie X d’Agoè-Nyivé

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