De l’urgence de l’éducation chrétienne aujourd’hui

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Deutéronome 4, 1.5-9

Psaume 147

Matthieu 5, 17-19.

Frères et sœurs en Christ et en humanité,

Dans notre cheminement vers Pâques, le Seigneur présente aux fils d’Israël l’observance des lois comme condition de vie et d’entrée dans la terre promise. «Maintenant, Israël, écoute les décrets et les ordonnances que je vous enseigne pour que vous les mettiez en pratique. Ainsi vous vivrez, vous entrerez, pour en prendre possession, dans le pays que vous donne le Seigneur, le Dieu de vos pères ». Que de fois le refus de la mise en pratique des commandements du Seigneur ne constitue-t-elle pas un frein à la réalisation de son projet dans nos vies ?

Un père de famille, fût-il miséricordieux, ne serait jamais content de son fils qui enfreint aux lois qu’il a instituées pour la bonne marche de la vie au sein de sa maison. De même, sa bonté envers celui qui observe le règlement intérieur sera plus manifeste. L’enfant récalcitrant peut réussir apparemment sa vie, avec les compagnies qui l’encouragent dans ses désordres mais cette réussite n’est qu’éphémère.

La finale de la première lecture de ce mercredi de la troisième semaine du temps de carême est ainsi formulée : « Enseigne-le à tes fils, et aux fils de tes fils ». Les fils peuvent être identifiés à ceux qui, en ce moment où la loi est donnée, sont incapables de comprendre et les fils des fils à tous ceux qui verront le jour après. L’évangile, pour son compte se conclut d’une manière semblable : « Celui qui les [ces plus petits commandements] observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux ».

En  tant que chrétiens, nous avons une responsabilité urgente vis-à-vis de nos frères et sœurs encore tièdes, vis-à-vis de ceux qui n’ont pas encore reçu la lumière de la foi. En tant que parents, l’éducation chrétienne de nos enfants urge ; il ne serait point question de les laisser choisir eux-mêmes leur chemin. Aucun fils n’est assez intelligent pour ne rien avoir à recevoir de ses parents ; aucun parent n’est assez démodé pour ne rien avoir à enseigner à ses fils dits modernes. Notre mission est avant tout de tracer le chemin ; si malgré cela, ceux dont nous avons la charge empruntent des voies tortueuses, nous aurions fait notre devoir, ainsi pourrons-nous être déclarés grands dans le royaume des Cieux. Pour y arriver, la méditation de la Parole de Dieu s’impose, afin de découvrir sa volonté, celle que nous devons transmettre à nos frères et sœurs.

Demandons au Seigneur la grâce de ne jamais rejeter ses commandements et celle de ne jamais transmettre nos opinions personnelles à  nos frères et sœurs assoiffés de lui.  Que son amour soit sur nous comme notre espoir est en lui !  Amen.

Père Espoir-Christophe KATO

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