Second ou deuxième commandement ?

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Osée 14, 2-10

Ps 80 (81)

Marc 12, 28b- 34

Frères et sœurs en Christ et en humanité,

À la question : « Quel est le premier de tous les commandements ? » d’un scribe – c’est-à-dire d’un homme qui connait bien la loi – Jésus répondra en parlant d’abord d’un premier commandement puis d’un second. La réponse de Jésus semble inconséquente à la question posée, puisque son interlocuteur ne voulait qu’un seul élément de réponse ; c’est bien parce qu’il y avait trop de lois qu’il voulait en connaître la première afin d’avoir une conscience tranquille en la mettant en pratique. En parlant d’un premier commandement puis d’un second, Jésus veut bien montrer leur unicité: on ne saurait les séparer.

Aussi, le savons-nous, dans les règles de l’expression française,  on emploie l’adjectif numéral ordinal second lorsque l’énumération s’arrête à deux. C’est en ce sens que parler de la seconde guerre mondiale est plus optimiste que de faire cas d’une deuxième. Si, après le premier commandement qui consiste à aimer Dieu, Jésus parle d’un second et non d’un deuxième, c’est bien parce que l’on ne doit plus envisager ou en attendre un autre. Mais alors quelle place donner à toutes les lois du Seigneur ? Elles ne tirent leur essence que de ces deux. La question à se poser avant toute action devra alors être : mon geste témoigne-t-il de l’amour de Dieu ? Mon action manifeste-t-elle l’amour du prochain ?

La suite de l’évangile nous interpelle vivement : « L’aimer de tout son cœur,
de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices ».
Ne négligeons-nous pas l’amour de Dieu et surtout celui de nos frères et sœurs au profit des offrandes et des sacrifices? Il est fréquent de rencontrer des chrétiens pleins de haine envers le prochain et qui font des offrandes éléphantesques à la messe ou bien se taillent les premières places pour être bien vus des hommes. Jésus a été clair en Mt 5, 23-24 : « Si donc tu présentes ton offrande vers l’autel et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande devant l’autel et va d’abord te réconcilier avec ton frère, puis viens présenter ton offrande ».

Demandons au Seigneur la grâce de l’aimer par-dessus tout et d’aimer nos frères et sœurs à cause de lui. Que son amour soit sur nous comme notre espoir est en lui !  Amen.

Père Espoir-Christophe KATO.

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