La couverture parfaite

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Pour quelle raison l’homme s’habille-il ? Nous nous habillons pour cacher notre intimité corporelle et pour être présentables en société ; le bon habillement ne laisse jamais apparaitre notre dessous ; le meilleur habit est celui qui ne laisse jamais voir nos défauts  physiques. Bref l’habillement nous rend beaux à la vue  des hommes et de la société. Et nous sommes  d’ailleurs bien flattés quand on nous complimente sur notre tenue vestimentaire.

Jésus dans l’Evangile de ce jour se veut être le vrai habit, la vraie couverture de la dame surprise dans une mauvaise posture. On met une femme au milieu et on interroge un homme ; on s’adresse à Jésus et il baisse la tête (comme pour exprimer la honte) ; on s’appuie sur la loi et Jésus convoque les cœurs… Du dialogue entre la foule et Jésus, il ressort que le chef d’accusation ne tient plus la route, le défaut de la femme n’est plus vu, les pierres tenues pour lapider sont lâchées, ceux qui sont venus assister à un homicide ont été plutôt témoins d’une renaissance.

La réalité c’est que jésus a justifié la femme (l’a rendue juste). Jésus a redoré son image en face des hommes. Jésus ne l’a pas défendue mais plutôt l’a couverte tout simplement. Nous retenons donc que la vraie couverture, celle qui est parfaite, celle qui cache nos erreurs, fautes, péchés et misères, celle qui ne laisse pas paraitre nos dessous et nos bassesses, c’est la personne de Jésus Christ. La couverture de Jésus nous rend toujours plus beaux, jolis et présentables. Cette couverture nous rend plus sociables.  Où pouvons-nous nous acquérir un tel habit de qualité si rare ? La foi en Jésus nous le procure, l’eau baptismale nous le procure, l’onction du saint chrême nous l’exprime, la pose d’habit blanc nous le dit.

Chers tous, la société cherchera, trouvera et calculera nos chutes, faiblesses et égarements. En ces moments veillons nous rappeler cet habit divin qui nous couvre et avouons à notre conscience que la miséricorde rend la vie au pécheur et ouvrons l’oreille de nos cœurs à cette parole de Jésus «  va et désormais ne pèche plus », car entre le pécheur et le péché Dieu a toujours le souci de sauver son image en l’homme. Amen.

Abbé  BOMBOMA Kondadja Aboki, Professeur et formateur au moyen séminaire saint Daniel Comboni de vogan , Aumônier diocésain de la JEC Aného.

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