Dieu à la barre, la foi au secours

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La première lecture nous raconte l’histoire du serpent de bronze fabriqué par Moise et dressé au sommet d’un mat pour redonner vie à tout fils d’Israël qui le regarderait après morsure de serpent. Mais pour parvenir à une telle situation, il a fallu que le peuple perde courage dans le désert et récrimine contre Dieu et Moise parce que dégouté de cette nourriture misérable.

Bien-aimés du Seigneur, lorsque nous méditons sur notre vie, lorsque nous prenons le temps d’analyser nos conditions de vie comme les fils d’Israël dans le désert, nous trouverons certainement des raisons pour récriminer contre Dieu et l’accuser ;nous trouverons certainement des raisons pour perdre courage, nous trouverons certainement des raisons pour démissionner devant la vie et ses exigences, nous trouverons certainement des raisons pour abandonner la prière, le jeûne et la charité ; nous trouverons certainement des raisons pour ne plus prendre au sérieux notre vie de baptisé. Mais au-delà de toutes ces raisons valables, la seule chose qui nous manque et que Dieu veut nous communiquer dans l’Evangile de ce jour est la grâce de la foi ; la foi que Dieu est au milieu des raisons qui nous font perdre courage ; la foi que ce qui nous a libéré de la vie sans but que nous menions ce n’est ni l’or ni l’argent mais le Christ élevé sur la croix. En effet, conscient que les juifs commençaient par sombrer dans le doute, Jésus s’est battu pour redonner vie à leur foi. Et il l’a si bien fait que l’évangéliste conclut en disant « sur ces paroles de Jésus, beaucoup crurent en Lui. »

La foi , si vous l’avez gros comme une graine de moutarde, vous direz à cet arbre, arrache toi et plante toi dans la mer, et il vous obéira ; par la foi Abraham fut capable d’avoir un Fils alors qu’il avait déjà passé l’âge et que Sarah était stérile ; grâce à la foi, les murailles de Jéricho s’écroulent après qu’on ait fait le tour sept jours de suite ; par la foi, Daniel et ses compagnons sont restés intacts dans la fournaise de feu ; je conclus avec le prophète Isaïe en disant : « si vous ne croyez pas, vous ne pouvez pas tenir. »

Abbé BOMBOMA Kondadja Aboki, Formateur et Professeur au Moyen Séminaire Saint Daniel Comboni de VoganAumônier diocésain de la JEC Aného.

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