Fils et filles de l’Eglise, n’ayons pas peur, Jésus est avec nous

0
32

Ac 6,1-7 ; Ps 32(33) ; Jn 6,16-21

Bien aimés de Dieu, l’harmonieuse communauté chrétienne primitive que Luc a toujours décrite jusqu’ici dans le livre des actes Apôtres commence par être secouée par des troubles internes. En effet, au sein de cette communauté où tous vivaient comme un seul homme ayant un seul corps et une seule âme, le nombre grandissant de celle-ci va commencer par engendrer des injustices, divisions et récriminations. Hier encore, quand leur maitre était avec eux, les Apôtres pouvaient aisément se tourner vers lui pour qu’il tranche cette affaire. Mais non, il est physiquement absent. Face à ces problèmes, les apôtres ne resteront pas passifs. Ils vont réfléchir ensemble afin de trouver des solutions, bien sûr avec le concours de la prière. C’est ainsi que les apôtres vont choisir les sept premiers diacres qui s’occuperont désormais du service de la charité.


Dans la péricope évangélique, les disciples, en l’absence de leur maitre vont faire l’expérience d’un trouble externe dans l’un de leurs voyages sur la mer. En effet, les disciples viennent d’assister au miracle de la multiplication des pains, miracle opéré par Jésus. Tout comme la foule qui venait d’être nourrie, ils ont aussi surement reconnu en Jésus, le grand prophète, capable de sauver son peuple affamé à l’instar de Moise dans le désert. Sans doute, c’est sur son invitation qu’ils sont appelés à passer sur l’autre rive. Mais pendant qu’ils étaient en plein embarquement sur la mer, celle-ci devient agitée et un grand vent se soulève. Le comble était que le maitre n’était pas là et voilà qu’on homme marchait sur la mer. C’était la panique totale. Mais aussitôt, Jésus les rassure en ces termes : « c’est moi, n’ayez pas peur ».

Une lecture post-pascale de cet évangile nous invite à voir dans cette barque, l’image de l’Église qui rassemble les chrétiens. Elle est en marche sur cette terre jusqu’à la rencontre avec son Saveur. Dans cette marche, elle rencontre des troubles et des persécutions, mais elle doit s’assurer de la présence de Jésus qui lui répète sans cesse : n’ayez pas peur, c’est moi » autrement dit, « n’ayez pas peur, je suis là ».

Oui, chers fils et filles de l’Eglise, quelque soient les troubles, aussi bien internes qu’externes que l’Eglise traverse, nous devons rester convaincus que Jésus ne l’abandonne jamais. Il est avec elle, il veille sur elle et il l’assiste. Et dans cette assistance qu’il porte sans cesse à son Eglise, c’est à chacun de nous que Jésus répète ces mots : « n’aie pas peur, je suis là ».


Bien chers frères et sœurs, le Ressuscité que nous continuons de fêter en ce temps de Pâque, demeure toujours l’Emmanuel. Il est dans nos différentes barques. Il nous porte toujours assistance et secours. Il est notre bonheur suprême.
Comme le psalmiste du psaume 32 (33) de ce jour, adressons-lui ces paroles suppliantes : « que ton amour, Seigneur, soit sur nous, comme notre espoir est en toi ».

P. Claver ADODO, vicaire à la paroisse Saint Augustin d’Amoutivé

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici