Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits

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1 Jn 1, 5 – 2, 2; Ps 102 (103), 1-2, 3-4, 8-9, 13-14, 17-18a; Mt 11, 25-30.

Chers(es) amis(es), la sainte Catherine de Sienne que nous célébrons aujourd’hui n’a pas eu la chance de fréquenter et donc ne savait ni lire ni écrire mais elle était capable de dicter simultanément ses lettres à trois secrétaires. Il y a aujourd’hui à son actif plusieurs écrits traitant de beaucoup de sujets. L’humilité de son cœur intimement et filialement uni au Christ était une source intarissable d’intelligence et de sagesse.

Parlant d’intelligence et de sagesse en effet, nous voyons Jésus sembler les fustiger en tenant un discours qui frise l’éloge de l’ignorance. Et quand on n’y prend pas garde, on peut détourner les propos de Jésus de leur vrai sens surtout quand on est adepte de la paresse et du minimalisme. Il est à rappeler que l’intelligence et la sagesse sont des dons de Dieu, et en faire bon usage c’est glorifier son Nom et contribuer à l’œuvre continuelle de la création. Nous avons donc « l’obligation morale d’être intelligents », disait Martin Luther King, sinon on en rendra compte.

Que reproche alors Jésus aux sages et aux savants ? D’abord nous devons savoir que le Seigneur s’en prend aux sages à la manière du monde et à ceux qui s’enferment dans la suffisance à cause de la conscience qu’ils ont de leur intelligence et par voie de conséquence, ne manquent d’aucune occasion pour manifester leur mépris envers leurs semblables. Il s’en prend à ceux qui se servent de leur intelligence pour manipuler les autres, les asservir, bref, qui mettent leur intelligence qui se trouve être don de Dieu, au service du mal.

Or, normalement, l’intelligence et la sagesse, illuminés par le Saint Esprit doivent conduire l’homme à la connaissance de Dieu et de sa volonté. C’est cette connaissance de Dieu qui révèle l’homme à lui-même et lui fait prendre conscience de la faiblesse de sa nature et de ses péchés afin qu’il s’accroche à Dieu et se laisse guider par Lui et puiser en Lui la force et demander toujours le pardon de ses péchés. L’homme capable de cela, c’est lui « le tout-petit » c’est lui qui a accès aux mystères du royaume. Pas par mérite, mais par l’abandon de soi et la disponibilité du cœur.

Ton intelligence et ta sagesse deviennent un fardeau pesant pour toi car te poussant à la ruse, à la malice, au déni, bref au péché ? Ton ignorance connue mais entretenue devient fardeau pesant pour toi ? Viens à Jésus. Il est l’avocat près la cour du Père pour toi. Il te les remplacera par son joug qui n’est autre que l’humilité et la douceur, la connaissance purifiée. Viens à Lui car tout trouve son vrai sens en Lui. C’est avec Dieu que nous ferons de grandes prouesses.

Père Eric AWITOR

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