Il y a pain et il y a PAIN

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REFERENCES :

1ère lecture : Ex 16,2-4.12-15
Psaume : Ps 77,3-4.23-25.52.54
2ème lecture : Ep 4,17.20-24
Evangile : Jn 6,24-35 soirée CHANTE-ET-RIS

Il y a pain et il y a PAIN.

Le pain est signe de vie, ou encore, il est symbole de tout ce dont un homme ou une femme a besoin pour vivre. Cependant, il y a pain et il y a pain. L’expression parait vulgaire, mais elle traduit en tout cas, la situation des textes de ce dimanche, en des termes plutôt simples et accessibles. Une façon de parler de l’essentiel et de l’agréable.

 En réalité, y a, d’une part, un pain qui fait juste survivre pour un moment et dont on aura encore faim chaque jour : « Voici que, du ciel, je vais faire pleuvoir du pain pour vous. Le peuple sortira pour recueillir chaque jour sa ration quotidienne, et ainsi je vais le mettre à l’épreuve : je verrai s’il marchera, ou non, selon ma loi ». Curieusement ici, en même temps qu’il promet la nourriture, Dieu parle de mise à l’épreuve. Tout porte à croire qu’il y a un problème avec ce pain.

En effet, une leçon se dégage : Dieu veut voir si nous lui faisons vraiment confiance, comme un père qui ne peut jamais vouloir le mal de son enfant, pour nous contenter de ce qu’il nous donne. C’est d’être capable de pouvoir remercier Dieu pour tout ce qu’il nous donne et tout ce qu’il permet qu’il nous arrive. Oui nous lui devons normalement action de grâce en toute chose ; parce que tout ce qu’il fait est bon, même si nous ne le comprenons pas tout de suite.  C’est là l’épreuve. C’est toujours pour notre bien, dans un avenir proche ou lointain que Dieu fait les choses. Il ne se trompe, ni ne ment jamais. Il nous réaffirme donc cette toute-puissance et son omniscience encore aujourd’hui, comme il l’a fait dans le temps, en faveur des fils d’Israël : « J’ai entendu les récriminations des fils d’Israël. Tu leur diras : Au coucher du soleil, vous mangerez de la viande et, le lendemain matin, vous aurez du pain à satiété. Alors vous saurez que moi, le SEIGNUER, je suis votre Dieu ». Dieu agit calmement, même si l’homme réagit bruyamment !

D’autre part, le véritable pain qui est Jésus, nous interpelle dans l’évangile sur l’essentiel. Au lieu de chercher seulement Jésus pour ce pain qui est périssable, c’est à dire les biens temporels et terrestres, il serait mieux de travailler pour s’acquérir les biens célestes qui, eux, sont impérissables et éternels. « Amen, amen je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés. Travaillez, non pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme lui que Dieu le Père a marqué de son sceau». Dieu nous fait des signes ; mais sommes-nous vraiment attentifs pour les déceler ? Ou nous sommes plutôt tellement préoccupés par ce que nous allons boire, ce que nous allons manger, et de quoi nous vêtir ?

Combien de fois n’avons-nous pas laissé le superflu prendre la place du nécessaire ? Quels sont les choix que nous faisons souvent  et comment les faisons-nous ? Il est peut-être temps aujourd’hui de reconsidérer nos façons de vivre note foi vis-à-vis de certaines situations de la vie et comme dit l’Apôtre Paul dans la 2e lecture, « il s’agit de vous défaire de votre conduite d’autrefois, c’est-à-dire de l’homme ancien et corrompu par les convoitises qui l’entrainent dans l’erreur ». Daigne l’Esprit Saint nous éclairer et nous guider afin que nous cherchions le vrai pain de la vie : Car il dit : « Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif »

Abbé Euloge AGBELEKPO

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