« Là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé »

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(Rm 5,12.15b.17-19.20b-21) ; (Ps 39) ; (Lc 12,35-38)


Cette forte déclaration de Saint Paul dans l’épître que nous lisons aujourd’hui, suscite en moi l’idée de pencher mon commentaire sur la réalité du péché et de la grâce. Je peux me permettre de dire cette affirmation de Saint Paul en ces autres termes : le péché de l’homme n’a pas empêché Dieu de se résoudre à le sauver.

L’homme et la réalité du péché

Saint Jean définit le péché comme la transgression de la loi de Dieu (1 Jean 3,4). Les livres du Deutéronome et de Josué vont plus loin en qualifiant le péché de rébellion contre Dieu (Deut 9,7 ; Js 1,18). En face de la réalité du péché, l’homme peut avoir deux attitudes : Eveiller sa conscience pour chercher à se convertir ou relativiser le péché pour en être indifférent. Adam a péché et porte la responsabilité de la déchéance de l’humanité mais chacun porte aussi une responsabilité dans son péché propre. Jésus a sauvé l’humanité par son sacrifice sur la croix mais chacun est appelé à entrer dans cette économie du salut apporté par Jésus en collaborant avec la grâce par l’effort personnel de conformer sa vie à la volonté de Dieu.

Entre le péché qui avilit et la grâce qui sauve, nous sommes appelés à choisir. L’homme appelé à collaborer avec la grâce. En terme simple, nous pouvons identifier la grâce à une faveur que Dieu accorde à l’homme pour son salut. Elle est imméritée mais ne s’impose pas. Dieu veut certes le salut de l’homme mais ne le force pas. L’effort que l’ont fait pour améliorer sa vie et éviter le péché constitue une collaboration avec la grâce. La vigilance à laquelle l’Evangile appelle est une invitation à collaborer avec la grâce de Dieu.

« Soyez comme des gens qui attendent leur maître, pour ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte » (Luc 12,36). Soyons portés vers le souci de conformer notre vie à la volonté de Dieu. Le fait de chuter n’empêche pas d’être sauvés mais plutôt le refus de faire des efforts et de collaborer avec la grâce.

Abbé Gilbert SIKA, Quasi-paroisse, Kovié-Sévéxo

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