Le mystère de la mort

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Sa 4, 7-15; Ps 129; 1 Th 4, 13-18; Jn 11, 17-27

Frères et sœurs en Christ, hier, premier Novembre, nous nous réjouissions avec la multitude des saints, parvenues à la béatitude céleste. Et, avec eux, nous chantions Dieu.

Aujourd’hui, notre prière devient supplication, car nous savons bien que l’homme n’entre pas par sa propre force dans la Vie de Dieu; et nous savons également que tout homme, sur la terre, n’accueille pas parfaitement en lui la grâce de Dieu, et qu’au moment de sa mort, il n’est pas forcément prêt à entrer dans l’intimité éternelle avec Dieu. En ayant une pensée pieuse pour nos défunts, c’est aussi à notre propre mort que nous pensons.

La mort, en vérité, est le moment le plus grave de notre existence. C’est celui où nous nous déterminons pour l’éternité. Chaque jour de notre vie, est pour nous une occasion de nous préparer à aller à la rencontre de celui qui nous aime.

Mais nous ne savons pas quelle sera notre mort. Même si elle est, pour nous, subite et imprévue, elle aura cependant valeur d’offrande, si nous nous donnons à Dieu par toute notre vie. C’est une tradition chrétienne que d’offrir à Dieu, en se réveillant, la journée qui commence, et notre être tout entier. Et c’est une autre tradition chrétienne que de dire à Dieu, le soir, dans sa prière, au moment de l’examen de conscience: « Mon Dieu, si vous veniez me chercher cette nuit, serais-je prêt? » Si notre vie est toute donnée à Dieu, Dieu n’aura même pas à nous prendre, puisque nous serons déjà à Lui.

Seigneur, donne-moi la grâce de mourir en Toi pour ta plus grande gloire.

Abbé Paul TAMEKLOE, vicaire à la paroisse Notre-Dame de la Miséricorde d’Attiégou II

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