La visitation de Marie

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1L. Ct2, 8-14; Ps 32; Ev. Lc 1, 39-45

Frère et sœurs, L’évangile qui nous est proposé en ce mardi de la 4ieme semaine de l’Avent, nous parle essentiellement de la visitation de Marie à sa cousine Élisabeth. Une question fondamentale se pose ici. Quelle est la raison d’être de cette visitation ? L’ange Gabriel venait à peine d’annoncer à la Vierge Marie qu’elle va concevoir un fils et au lieu de se reposer un tout petit peu pour réfléchir sur ce qui lui a été dit, dans la précipitation elle se met en route pour aller visiter sa cousine.

Frères et sœurs, ce qui justifie ou fonde la visitation de Marie sa cousine Élisabeth c’est la joie de la foi. La Vierge Marie a cru en la parole de l’Ange et s’en va dans la précipitation pour aller communiquer cette joie à sa cousine. La joie de la foi se communique. Elle ne se garde pas. Et pour aller communiquer cette joie de la foi, la Vierge Marie a dû traverser des montagnes. La mention de la “région montagne” dans cet évangile de Luc est très importante.

Pour pouvoir communiquer ou apporter la joie de la foi à nos frères et sœurs qui vivent encore en marge de cette lumière qu’est le Christ, nous devons nécessairement traverser des montagnes et qui dit montagne dit des obstacles, des épreuves. Et c’est ce que la Vierge Marie a su faire malgré qu’elle soit enceinte. Une femme enceinte qui traverse des montagnes nous imaginons tous sa souffrance.

Marie une jeune fille Vierge enceinte qui visite sa cousine Élisabeth qui a été très longtemps stérile mais qui va concevoir selon la parole du Seigneur, cela explique le passage de l’ancien testament au nouveau testament. La salutation de Marie fait bouger le bébé dans le sein d’Élisabeth cela veut dire que Jean Baptiste et Jésus se croisent. Du coup ce serait l’occasion de l’effusion du saint Esprit de l’enfant que porte Élisabeth. Élisabeth prophétise et bénit Dieu pour le privilège, la grâce qu’elle a reçue de concevoir.


Dans la première lecture il est question aussi de visitation: “la voix du bien aimé qui vient” ” il bondit sur les montagnes, il court sur les collines, mon bien- aimé, pareil à la gazelle, au faon de la biche”. Au fond, il est question ici de Jésus-Christ notre sauveur, le bien-aimé de nos cœurs qui vient.


Frères et sœurs, la venue de notre Seigneur Jésus christ, est tout proche. Mais à vrai dire, comment nous nous préparons pour l’accueillir dans nos cœurs ? Trouvera-t-il une place dans nos cœurs quand il viendra? Quelles sont les choses dont nous devons nous débarrasser pour pouvoir accueillir Jésus Christ notre Sauveur ? Saurions-nous offrir au Seigneur l’hospitalité dans nos cœurs ? Comme toujours c’est à chacun et chacune d’y répondre. Que le Seigneur nous vienne en aide. Amen.

Père Joseph TSIVANYO (prêtre en mission en Bretagne diocèse de Vannes en France).

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